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Auvergne |
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| CHRONOLOGIE
DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL
1974 Jean MORELLON (RI) 1977 Maurice POURCHON (PS) 1986 Valéry GISCARD D'ESTAING (UDF) 2004 Pierre-Joël BONTE (PS) 2006 René SOUCHON (PS)
Source: Rulers.org
SOMMAIRE
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Fond de carte: Géoatlas L'enracinement personnel de l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a longtemps facilité la domination de la droite sur la région. En 1992, les montées conjuguées de l'extême-droite, des écologistes et des chasseurs de CPNT menacent sérieusement la majorité absolue de Giscard. Requinquée au passage, malgré un contexte national défavorable, la gauche gagne quatre sièges et la droite en perd un, mais en garde tout de même 24 sur 47. Le jour de la désignation de l'exécutif, les socialistes tentent de faire barrage au FN à la commission permanente, mais la droite vote contre et les communistes, remontés contre la politique gouvernementale, choisissent de s'abstenir, provoquant l'élection d'un conseiller d'extrême-droite. La poussée de gauche attendue en 1998 est moins importante que prévu. L'opposition régionale effectue de bonnes percées dans les départements du Sud mais n'obtient la première place que dans son fief de l'Allier, la droite résistant bien dans le Puy-de-Dôme. Résultat: la droite conserve une avance d'un siège, cette fois-ci relative. Le FN reste stable et les chasseurs disparaissent. En revanche, le président sortant ne peut éviter la vague rose de 2004, malgré un mandat marqué par de grands chantiers comme Vulcania ou le tramway de Clermont-Ferrand. Pour de nombreux analystes, l'ancien président de la République a mené là le combat de trop, deux ans après avoir cédé sa circonscription à son fils Louis. Au premier tour, sur le papier, droite et gauche sont à égalité, le FN, avec 9,58 %, étant éliminé. Le président sortant distance de près de 48 500 voix son challenger socialiste Pierre-Joël Bonté, et est en tête dans tous les départements. Mais cela ne suffira pas pour renverser la vapeur au second tour. Les départements les plus peuplés, comme l'Allier et surtout le fief giscardien du Puy-de-Dôme, donnent entre 54,5 et 55,5 % de leurs suffrages à la gauche. Dans le Sud, réputé plus sûr pour la droite, la majorité sortante devance d'un peu plus de 3000 voix l'opposition dans la Haute-Loire. Seul le Cantal lui donne une majorité claire de 54,99 %. Avec 30 sièges sur 47, la nouvelle majorité élit le président du conseil général du Puy-de-Dôme Pierre-Joël Bonté à la tête de l'assemblée. Il décédera deux ans plus tard et son siège reviendra au maire d'Aurillac René Souchon, devenant le premier président du conseil régional élu originaire du sud de la région. C'est aussi un homme du Sud, Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités locales implanté dans le Cantal, que René Souchon trouve sur sa route en 2010. Au premier tour, Alain Marleix arrive en tête mais avec moins de 30 % des exprimés, et surtout à moins de 4000 voix devant une liste Souchon handicapée par le score important (14,26 %) de celle du Font de gauche, menée par le député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne, et qui a aggloméré un certain nombre de mécontents de la désindustrialisation des vieux bassins ouvriers et de la désertification rurale. Sur le papier, la gauche est donc majoritaire dès le premier tour. Au second tour, avec 59,68 %, la liste fusionnée PS-PRG-MRC-EE-FG inflige une défaite historique à la droite, intervenant deux ans après le rebasculement à gauche de l'Allier et une défaite retentissante de l'UMP aux sénatoriales dans le Cantal. La droite est toujours majoritaire dans ce dernier département, mais à 51 %, la gauche la distançant cette fois de plus de 6500 bulletins en Haute-Loire. La droite détient deux conseils généraux sur quatre. La gauche était déjà parvenue à la parité en 1998, en reconquérant le Puy-de-Dôme, après six ans de présidence du centriste Georges Chometon, et l'Allier, perdu en 1982. Mais le lent déclin électoral du Parti communiste a fait rebasculer ce dernier département à droite en 2001, avant que le PCF ne le reprenne en 2008. Globalement, les zones de force de la gauche se situent dans la majeure partie du Bourbonnais, les limagnes autour de Clermont-Ferrand et les bassins miniers jusque dans la région de Brioude.
Sources: Le Monde, L'Etat des régions françaises, Nouvelle géopolitique des régions françaises. |