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CHER (dernière mise à jour le 10 juin 2009) |
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Le Cher est typique de ces
départements des marges nord et ouest du Massif central, où le
communisme s'est implanté très tôt, en particulier en milieu rural,
puis dans les bassins industriels.
La répartition des circonscriptions législatives en 1988 illustre assez bien ce phénomène. Le président UDF du conseil général Jean-François Deniau règne sur la première, davantage urbanisée. La seconde, formée autour du bassin de Vierzon, est représentée par le communiste Jacques Rimbault, tandis que la troisième, la plus rurale, élit l'ancien ministre de François Mitterrand Alain Calmat. La vague bleue de 1993 balaye les députés de gauche. Alain Calmat, trop faiblement implanté, ne résiste pas au maire RPR de Saint-Amand-Montrond. Affaibli par la perte de Vierzon, Jacques Rimbault doit s'incliner devant l'UDF Franck Thomas-Richard. Le scrutin de 1997 voit un retour de balancier, qui épargne Bourges, où le RPR Yves Fromion réussit la succession de Jean-François Deniau. En 2002, la situation est plus contrastée. Le PCF parvient à sauver son siège à Vierzon, alors que le PS Yann Galut est victime, de justesse toutefois, du contexte national défavorable aux socialistes. Les législatives de 2007 ne voient aucun changement des rapports de force. A priori davantage menacé que ses collègues, Jean-Claude Sandrier réussit une belle réélection tandis que Louis Cosyns est reconduit avec une majorité à peine moins étriquée qu'en 2002, démontrant l'équilibre des forces dans cette circonscription. Au niveau du Département, à droite depuis 1958, le retour à gauche de 2004 s'est fait sous la bannière socialiste. Le faible nombre de cantons a permis à la gauche de ne l'emporter qu'avec un gain de cinq sièges entre 1992 et 2004. Alors que la séquence de 1994 a été marquée par une forte stabilité, celle de 1998 s'est distinguée par un véritable chamboulement, avec neuf cantons sur 18 changeant de main. Jean-François Deniau n'est pas épargné. Après avoir perdu une primaire contre l'ancien député Franck Thomas-Richard, à Bourges IV, il voit la socialiste Irène Félix prendre son canton au second tour et le PS Jean-Pierre Saulinier l'emporter à Bourges V. A Vierzon, c'est la vague rouge, avec la victoire du PCF dans les deux cantons. La gauche progresse également dans les campagnes (Levet, Lignières, Vailly-sur-Sauldre) mais perd Argent-sur-Sauldre. Le scrutin de 2001 voit la gauche ne progresser que d'un siège, au bénéfice du PS qui prend Saint-Martin-d'Auxigny, tandis que le PCF perd Bourges III, détenu depuis 1976. Trois ans plus tard, la gauche, tout en maintenant ses gains de 1998, progresse de quatre sièges, toujours dans les cantons les plus ruraux, où la droite était devenue dominante dans les années 1980, comme Baugy, Nérondes et Sancoins, et à Vierzon I. La majorité de gauche sort renforcée du scrutin de 2008. Sa composante socialiste passe devant le PCF. Les communistes perdent La Guerche-sur-l'Aubois au profit d'un divers gauche, tandis que le PS enlève Léré à la droite et surtout reconquiert Bourges III, perdu par les communistes en 2001. La reconquête des campagnes par la gauche n'a pas trouvé tout de suite son pendant en ville. Au contraire, entre 1989 et 1995, le PCF, qui tenait la dragée haute dans les plus grandes villes, a presque disparu, avant un retour fracassant mais partiel en 2008. Le premier coin de la citadelle rouge a été enfoncé à Vierzon, lors de la partielle de 1990, qui a vu l'élection du socialiste dissident Jean Rousseau, passé depuis à droite via Génération Ecologie. Mais il est battu dès le premier tour en 2008 par le conseiller général communiste Nicolas Sansu. A Bourges, en 1995, Jean-Claude Sandrier, qui a succédé au maire communiste Jacques Rimbault après son décès, affronte un premier tour serré avec le RPR Serge Lepeltier, qui le coiffe sur le poteau au second tour. En 2001 et 2008, la droite se paye même le luxe de se faire reconduire au premier tour. La perte de Bourges et Vierzon par la gauche et la puissance de la droite dans les campagnes a bénéficié à cette dernière lors des sénatoriales de 1998. Notamment au RPR, qui avait un sortant sur deux, en la personne du maire de Saint-Amand-Montrond Serge Vinçon, réélu au premier tour. En revanche, Serge Lepeltier, battu aux législatives précédentes, a du affronter au premier tour le centriste Alain Tanton et Franck Thomas-Richard pour succéder à l'UDF Jacques Genton. Obtenant leur retrait du second tour, il bat très facilement le chevènementiste Denis Durand. La droite obtient à peu près les mêmes résultats en 2008, malgré le basculement à gauche de Vierzon quelques mois plus tôt et le gain du département par la gauche en 2004. Elu lors d'une partielle en 2005, l'UMP Rémy Pointereau repasse dès le premier tour. Son collègue François Pillet, devenu sénateur en 2007 après le décès de Serge Vinçon, bat très largement au second tour le socialiste Pascal Méreau.
Sources: Le Monde, Nouvelle géopolitique des régions françaises |
Fond de carte: Géoatlas Carte 1: circonscriptions législatives (Source: Le Monde)
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Chronologie
des députés
1 BOURGES 1988 Jean-François DENIAU (UDF) 1997 Yves FROMION (RPR) 2 VIERZON 1988 Jacques RIMBAULT (com.) 1993 Franck THOMAS-RICHARD (UDF) 1997 Jean-Claude SANDRIER (com.) 3 SAINT-AMAND-MONTROND 1988 Alain CALMAT (app. soc.) 1993 Serge LEPELTIER (RPR) 1997 Yann GALUT (soc.) 2002 Louis COSYNS (UMP)
Sénateurs François PILLET (app. UMP); Rémy POINTEREAU (UMP)
Conseil général du Cher 10 UMP, 9 PS, 7 PCF, 5 divers droite, 4 divers gauche Président: Alain RAFESTHAIN (PS)
Maires BOURGES
Serge LEPELTIER (UMP) VIERZON
Nicolas SANSU (PCF) SAINT-DOULCHARD: Daniel BEZARD (divers droite) MEHUN-SUR-YEVRE: François PILLET (divers droite) SAINT-FLORENT-SUR-CHER: Roger JACQUET (PCF) AUBIGNY-SUR-NERE: Yves FROMION (UMP) SAINT-GERMAIN-DU-PUY: Maxime CAMUZAT (PCF) DUN-SUR-AURON: Louis COSYNS (UMP) SANCOINS: Raymond JOURDAIN (divers droite)
Sources: Le Monde, Sénat, mairie de Saint-Amand-Montrond, ministère de l'Intérieur, UMP
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Fond de carte: Géoatlas Carte 2: cantons (Sources: Le Monde, conseil général du Cher, ministère de l'Intérieur)
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Carte 3: communes (Sources: Le Monde, Journal officiel, L'Elu d'aujourd'hui, Christophe Broquet, ministère de l'Intérieur, Education nationale, UMP)
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LIENS |
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