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LOIRET (dernière mise à jour le 21 octobre 2011)
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Lors des législatives de 1988, le PS conserve ses deux sièges acquis en 1981, avec Jean-Pierre Sueur à Orléans-Sud et Jean-Pierre Lapaire à Orléans-Est, deux circonscriptions peu étendues et très urbanisées, où la balance peut pencher en faveur de la gauche. Les trois autres sièges sont occupés par des RPR: Eric Doligé, Xavier Deniau et Jean-Paul Charié. Ils sont élus dans des secteurs plus étendus, où les campagnent contrebalancent des pôles urbains ancrés à gauche, comme Montargis ou Fleury-les-Aubrais. Les gaullistes, qui avaient supplanté peu à peu les chrétiens-démocrates et les radicaux valoisiens, les voient revenir à la faveur de la vague bleue de 1993 qui balaye durablement les socialistes. Dans la 1ere circonscription, Jean-Pierre Sueur, secrétaire d'Etat aux Collectivités locales, qui a soufflé la mairie d'Orleans à l'UDF en 1989, résiste plutôt bien mais doit s'incliner face au maire UDF de Saint-Jean-le-Blanc Antoine Carré. Son camarade Jean-Pierre Lapaire, qui lui aussi avait su améliorer son implantation, est sévèrement battu dans la 3e par l'ancien maire radical valoisien d'Orléans Jean-Louis Bernard, qui rassemble au delà de la droite et de l'extrême-droite. Eric Doligé, dans la 2e, écrase le PS, et Xavier Deniau fait de même avec le PCF dans le 4e. Dans la 5e, qui concentre la plupart des cantons situés entre Orléans et l'Ile-de-France, la gauche subit une défaite humiliante, derrière un FN très nettement battu au second tour par Jean-Paul Charié. Le Loiret est l'un des rares départements à résister totalement à la vague rose de 1997. Le député à s'en sortir le mieux est Xavier Deniau, qui se retrouve seul face au conseiller régional FN Maurice Etienne, après un premier tour périlleux. L'extrême-droite, qui a profité des rivalités à gauche dans cette circonscription où le PCF reste fort, obtient à peine plus du tiers des suffrages au second tour. Jean-Paul Charié est aussi assez nettement reconduit, mais avec un total des voix à peine supérieur à celui obtenu au premier tour de 1993. Les majorités sont plus étriquées (moins de 54 %) pour Eric Doligé et Jean-Louis Bernard, qui dominent cependant le jeu. C'est plus difficile pour Antoine Carré, qui doit faire face à un Jean-Pierre Sueur en forme après sa réélection aux municipales de 1995, mais il le distance de près de 1200 bulletins au second tour. La droite renoue avec les victoires à plus de 60 % au second tour en 2002. Seules les deux premières circonscriptions font exception. Dans la 1ere Antoine Carré bat le conseiller général PS Jean-Pierre Delport avec 59,46 % des voix. Dans la 2e, le duel oppose deux hommes neuf: le RPR Serge Grouard, élu maire d'Orléans en 2001, qui bat avec 57,59 % le nouveau maire socialiste de Saint-Jean-de-la-Ruelle Christophe Chaillou. Un autre promu des municipales de 2001 est élu dans la 4e: Jean-Pierre Door, maire RPR de Montargis, qui succède sans problème à Xavier Deniau. Comme dans la plupart des départements ancrés à droite, les législatives de 2007 se caractérisent par une distorsion importante entre les deux tours. Le premier tour voit la réélection de Jean-Pierre Door à Montargis, ce qui n'était pas arrivé depuis le redécoupage de 1986. En revanche, lors du second, si tous les sortants sont reconduits, ils subissent chacun une déperdition de plusieurs centaines de suffrages. Olivier Carré, qui succède à son oncle dans la 1ere, ne fait pas exception à la règle. La gauche ne s'imposant généralement qu'en zone urbaine, la droite détient tout naturellement entre les deux tiers et les trois quarts des sièges au conseil général. L'enjeu des cantonales de 1994 se situe d'ailleurs dans l'agglomération orléanaise et sa zone péri-urbaine. La droite y réalise une percée remarquée, en s'imposant dans deux cantons ancrés à gauche, Chécy et Saint-Jean-de-la-Ruelle. Elle doit en revanche céder Neuville-aux-Bois, qui a toujours voté à droite depuis le début de la Ve République. La séquence de 1998, qui voit la gauche progresser de trois sièges, est l'occasion pour le PCF de remettre la main sur des fiefs fragilisés. A Fleury-les-Aubrais, le communiste Alain Roméro, battu par le centriste Pierre Bauchet aux municipales de 1995, lui reprend le canton qu'il avait arraché lors de la partielle de 1996. A Montargis, malgré le retrait de la candidate FN Marie-Rose Viprey-Etienne en faveur du conseiller sortant RPR Michel Brisson, le maire PCF Max Nublat bat ce dernier d'une courte tête (67 suffrages). A Pithiviers, dans un canton qui lui est pourtant acquis de longue date, la droite chute du fait de ses divisions. Le maire divers droite d'Ascoux, Marc Gaudet, se maintient au second tour, permettant au maire PS de Dadonville, Claude Laurent, de vaincre le député RPR Jean-Paul Charié. Les socialistes desserrent l'étreinte dans la banlieue orléanaise en reprenant Saint-Jean-de-Braye. La droite ne s'impose que plus loin, en zone péri-urbaine, dans le canton d'Artenay, qui votait à gauche depuis 1979. Les cantonales de 2001 s'achèvent sur un match nul. Les batailles les plus rudes se déroulent une fois de plus dans l'Orléanais. En écho à la défaite de Jean-Pierre Sueur aux municipales qui se déroulent le même week-end, le conseiller d'Orléans - Saint-Marc - Argonne, le PS Guy Civil, est battu par l'UDF Grégoire Mallein. La droite reprend aussi fort logiquement Neuville-aux-Bois. Le PS a en revanche la satisfaction de voir Christophe Chaillou s'imposer très largement à Saint-Jean-de-la-Ruelle, boutant ainsi totalement la droite du nord de l'agglomération orléanaise. Les communistes prouvent une nouvelle fois leur bonne forme en disposant du RPR à Ingré. Mais ils perdent deux sièges en 2004. A Montargis, où Max Nublat ne se représente pas, l'UMP Viviane Jehannet écrase le FN Bernard Chauvet au second tour. A Fleury-lès-Aubrais, Alain Roméro, distancé au premier tour par le socialiste Michel Breffy, se retire pour lui permettre de battre Pierre Bauchet au second tour. Le PS perd pour sa part Pithiviers, où Marc Gaudet prend sa revanche, bénéficiant cette fois du désistement de l'UMP. Les socialistes renouent en revanche avec la victoire à Orléans, dans le canton de Bannier. Lors de cette série, qui lui est favorable, le FN se maintient dans pas moins de neuf cantons, mais son pouvoir de nuisance reste limité, sauf à Lorris et, dans une moindre mesure, Châlette-sur-Loing, où la gauche gagne les triangulaires. La gauche imprime une nouvelle poussée en 2008, toujours dans la région orléanaise. Le PS est élu dans deux cantons de la préfecture, Saint-Marc - Argonne et Saint-Marceau, et les Verts font leur apparition dans les travées du conseil général, en reprenant Chécy à la droite. Cette dernière sauve l'honneur en faisant tomber Ferrières-en-Gâtinais, bastion de gauche depuis 1970. Le scrutin de 2011 voit se renforcer le tropisme orléanais de la gauche. Perdant Châtillon-sur-Loire, elle gagne Châteauneuf-sur-Loire et Orléans-Bourgogne. Mis à part le nord de l'agglomération de Montargis, l'opposition départementale se concentre désormais dans un corridor rouge-rose-vert allant d'Ingré à Lorris. A l'échelon municipal également, gauche et droite se sont également affrontées dans l'agglomération orléanaise, ces dernières années. Ville de tradition radicale, comme bon nombre de centres urbains du Val de Loire, Orléans ne répugne pas à se donner des maires socialistes. Le dernier est Jean-Pierre Sueur, député depuis 1981, qui bat en 1989 Jean-Louis Bernard, successeur l'année précédente du giscardien Jacques Douffiagues. En 1995, Jean-Pierre Sueur retrouve Jean-Louis Bernard sur sa route, mais le total des voix de gauche dépasse les 57 %. En deux mandats, Jean-Pierre Sueur transforme Orléans. Trop, selon certains analystes, pour qui ce passionné d'aménagement du territoire bouscule une bourgeoisie encore très présente. En 2001, le débat porte sur les problèmes de déplacements dus aux grands travaux, mais également sur l'insécurité, dans une capitale régionale peu à peu satellisée par l'Ile-de-France voisine. Ancien collaborateur de Jacques Chirac, le conseiller municipal RPR Serge Grouard arrive en tête au premier tour. Cependant, sur le papier, la gauche est au même niveau qu'en 1995. Au second tour, pas une voix communiste ne manque au maire. Mais, en revanche, les électeurs de la liste LO (4,5 %) s'inscrivent aux abonnés absents. Et surtout, Serge Grouard parvient à attirer sur son nom près de 4000 abstentionnistes, dont sans doute pas mal d'électeurs d'extrême-droite orphelins, puisque le FN ne présentait aucune liste. Au soir du second tour, Serge Grouard obtient 52,42 % des suffrages. En 2008, gauche et droite partent unies. A la tête d'une liste UMP-MODEM-NC, Serge Grouard frôle l'élection au premier tour. Jean-Pierre Sueur, qui est parvenu, à fédérer Verts et PCF, le talonne, mais le scenario de 2001 se reproduit au second tour, avec une avance plus réduite pour le maire (51,37 %). La banlieue orléanaise est tout aussi partagée. Le PS y détient quelques solides bastions, comme Saint-Jean-de-la-Ruelle, ou plus tangeants, comme Saint-Jean-de-Braye. Les communistes, de leur côté, ont pas mal reculé en perdant Fleury-les-Aubrais au profit des centristes en 2001, ainsi que Montargis. Leur plus grande ville est aujourd'hui Saran, dans la banlieue orléanaise. Ils gèrent également Chalette-sur-Loing, dans la banlieue de Montargis. Partout ailleurs, la droite est hégémonique, notamment à Gien, sauf à Pithiviers, la grande ville de la Beauce, qui a plutôt tendance à zapper. L'instauration de la proportionnelle, lors des sénatoriales de 2001, permet à la gauche de retrouver la représentation parlementaire qu'elle avait perdue en 1993. La liste PS de Jean-Pierre Sueur s'ntercale en seconde position, derrière celle menée par Eric Doligé et Janine Rozier. Un siège que le PS obtient également grâce aux divisions de la droite, qui présentait pas moins de six listes! Le Loiret n'échappe pas à la poussée de gauche des sénatoriales de 2011. Celle-ci se manifeste par la réélection dès le premier tour de Jean-Pierre Sueur dans un fauteuil convoité par la droite à la faveur du retour au scrutin majoritaire. Eric Doligé doit attendre le second tour pour être reconduit, de même que Jean-Noël Cardoux pour récupérer le siège de Janine Rozier.
Sources: Le Monde, Guide des pays de France, ministère de l'Intérieur |
Carte 1: circonscriptions législatives (source: Le Monde) |
Chronologie
des députés
1 ORLEANS-SUD 1988 Jean-Pierre SUEUR (soc.) 1991 Claude BOURDIN (soc.) 1993 Antoine CARRE (UDF) 2007 Olivier CARRE (UMP) 2 ORLEANS-OUEST 1988 Eric DOLIGE (RPR) 2002 Serge GROUARD (UMP) 3 ORLEANS-EST 1988 Jean-Pierre LAPAIRE (soc.) 1993 Jean-Louis BERNARD (UDF) 4 MONTARGIS 1988 Xavier DENIAU (RPR) 2002 Jean-Pierre DOOR (UMP) 5 FLEURY-LES-AUBRAIS 1988 Jean-Paul CHARIE (RPR) 2009 Marianne DUBOIS (UMP)
Sénateurs Jean-Noël CARDOUX (UMP); Eric DOLIGE (UMP); Jean-Pierre SUEUR (soc.)
Conseil général du Loiret 16 UMP, 9 PS, 8 divers droite, 3 PCF, 2 ARES, 2 EELV, 1 MODEM président: Eric DOLIGE (UMP)
Maires ORLEANS:
Serge GROUARD (UMP) FLEURY-LES-AUBRAIS:
Pierre BEAUCHET (MODEM) OLIVET:
Hugues SAURY (UMP) SAINT-JEAN-DE-BRAYE:
David THIBERGE (PS) SAINT-JEAN-DE-LA-RUELLE:
Christophe CHAILLOU (PS) GIEN:
Jean-Pierre HURTIGER (divers droite) MONTARGIS:
Jean-Pierre DOOR (UMP) SARAN:
Maryvonne HAUTIN (PCF) CHALETTE-SUR-LOING:
Franck DEMAUMONT (PCF) PITHIVIERS: Marie-Thérèse BONNEAU (PS) LA CHAPELLE-SAINT-MESMIN: Nicolas BONNEAU (PS) SAINT-JEAN-LE-BLANC: Jackie ZINSIUS (UMP) INGRE: Christian DUMAS (divers gauche) CHECY: Jean-Vincent VALLIES (PS) SAINT-DENIS-EN-VAL: Jacques MARTINET (divers droite) BEAUGENCY: Claude BOURDIN (PS) CHÂTEAUNEUF-SUR-LOIRE: Loïs LAMOINE (PS) LA FERTE-SAINT-AUBIN: Philippe FROMENT (PS) MEUNG-SUR-LOIRE: Pauline MARTIN (divers droite) BRIARE: Marius COLLOT (divers gauche) SULLY-SUR-LOIRE: Daniel SABLON (divers droite) MALESHERBES: Michel GUERIN (divers droite) VILLEMANDEUR: Denise SERRANO (divers droite) SAINT-PRYVE-SAINT-MESMIN: Thierry COUSIN (UMP) JARGEAU: Jean-Marc GIBEY (PS) NEUVILLE-AUX-BOIS: Michel MARTIN (divers droite)
Sources: Le Monde, La Croix, ministère de l'Intérieur, Assemblée nationale, Sénat |
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Fond de carte: Géoatlas Carte 2: cantons (sources: Le Monde, La Croix, ministère de l'Intérieur) |
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Fond de carte: Géoatlas Carte 3: communes (sources: Le Monde, Journal officiel, L'Elu d'aujourd'hui, ministère de l'Intérieur, Wikipedia) |
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