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AUBE |
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Département conservateur, l'Aube est à l'image de cette Champagne agricole votant traditionnellement à droite. La gauche y est confinée dans les communes ouvrières, à l'exception notable de Troyes, gaulliste depuis 1971, qui cultive une certaine prospérité. En 1988, la gauche conservait une tête de pont dans le Nord-Est, autour du pôle industriel de Romilly-sur-Seine, dont le maire représentait la 3e circonscription. En 1993, il est purement et simplement balayé par la vague bleue, qui voit l'élection à ce siège de François Baroin, l'étoile montante du RPR. Mis à part dans la 2e circonscription, la gauche est éliminée dès le premier tour, par le FN dans la 1ere et par un candidat dissident de droite dans la 3e. La vague rose de 1997 ne se manifeste que par des triangulaires avec le FN dans la 1ere et la 2e. Dans cette dernière circonscription, le sortant RPR Robert Galley ne passe que de 180 voix, après un appel du pied aux électeurs du FN. Dans la 3e, François Baroin l'emporte facilement face à l'extrême-droite. Les législatives de 2002 voient refluer le FN, éliminé du second tour. La gauche n'en profite cependant pas, étant battue avec des écarts allant de quatorze à vingt-six points. L'extrême-droite continue sa descente aux enfers en 2007 et, comme en 2002, la gauche n'en tire aucun profit. Au contraire, alors que François Baroin retrouve son siège au premier tour, la candidate radicale Saliha Ayadi peine à passer la barre des 15 % dans la 2e circonscription, pour être très largement battue au second tour par Jean-Claude Mathis. Pourtant mieux implantée dans le 1ere, Line Bret n'inquiète même pas l'UMP Nicolas Dhuicq, qui succède tranquillement à Pierre Micaux. La droite est tout aussi hégémonique au conseil général. Depuis 1992, elle n'a cédé qu'un siège à l'opposition. La gauche reste cantonnée dans l'agglomération troyenne et autour de Romilly. Le PS n'en a nullement profité, puisqu'il a perdu un siège en seize ans. Les communistes affichent au contraire une relative bonne santé. La séquence de 1998 les a vu s'implanter La Chapelle-Saint-Luc, après une triangulaire avec la droite et le FN, et sur les rives du Der, à Brienne-le-Château. Un canton rural qui repasse cependant à droite en 2004. L'opposition départementale compte aussi un Vert dans ses rangs, Jean-Marc Massin, élu en 2001 à Sainte-Savine. Une élection-surprise provoquée par le retrait du sortant radical valoisien Alain Coillot, après sa défaite au premier tour des municipales. Présidée depuis 1991 par le sénateur non-inscrit Philippe Adnot, la majorité compte 13 conseillers sans étiquette sur 28. Une "dépolitisation" de plus en plus marquée, puisque les divers droite ne détenaient que sept sièges en 1992. Au niveau municipal, les points de force de la gauche recouvrent à peu de chose près ceux de l'échelon cantonal. Le PS a pu croire son heure arrivée à Troyes en 1995, après le retrait au bout de quatre mandats de l'ancien ministre du général de Gaulle Robert Galley. D'autant plus qu'en 1989, la victoire de M. Galley était pour le moins étriquée. Incarnée par le jeune député François Baroin, la relève est cependant assurée. Celui-ci dépasse les 49 % au premier tour, et distance facilement le socialiste Jean-Pierre Chérain au second. Un essai transformé dès le premier tour en 2001, puis en 2008. La grosse place forte de gauche du département fut longtemps la ville ouvrière de Romilly-sur-Seine, que le PCF dispute régulièrement au maire PS puis PRG Michel Cartelet. Mais, en 2008, ce dernier, ne se représentant pas, soutient la liste divers gauche de Sarah Auzols, qui arrive en troisième position au premier tour, derrière le communiste Joël Triché et l'UMP Eric Vuillemin. Nouvel avatar de la division de la gauche, Sarah Auzols se retire sans donner de consigne. Une partie de sa liste soutient l'UMP, privant ainsi le PCF de la victoire au second tour. La gauche se maintient aussi dans la périphérie troyenne, malgré le chassé-croisé de 2001: gain de Sainte-Savine et perte de La Chapelle-Saint-Luc et Saint-André-les-Vergers. Elle regagne La Chapelle-Saint-Luc en 2008. Le très grand nombre de grands électeurs de droite, ainsi que l'absence d'étiquette politique attachée à son nom, auront permis à Philippe Adnot de l'emporter très facilement au premier tour des sénatoriales de 1998, en entamant même les positions du FN. Il entraîne dans sa victoire le RPR Yann Gaillard, qui avait succédé en 1994 au centriste Bernard Laurent, décédé. En 2008, tous deux retrouvent leur siège. Tandis que Philippe Adnot se passe une nouvelle fois de second tour, Yann Gaillard est suivi de peu par l'ancien suppléant de Philippe Adnot, l'UMP Bernard de la Hamayde. Soutenu par François Baroin, Yann Gaillard l'emporte au second tour. Sources: Le Monde, Nouvelle géopolitique des régions françaises, L'état des régions françaises |
Fond de carte: Géoatlas Carte 1: circonscriptions législatives (Source: Le Monde)
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Chronologie
des députés
1 TROYES EST 1988 Pierre MICAUX (UDF) 2007 Nicolas DHUICQ (UMP) 2 TROYES SUD 1988 Robert GALLEY (RPR) 2002 Jean-Claude MATHIS (UMP) 3 TROYES OUEST 1988 Michel CARTELET (soc.) 1993 François BAROIN (RPR) 1995 Gérard MENUEL (RPR) 1997 François BAROIN (RPR) 2005 Gérard MENUEL (UMP) 2007 François BAROIN (UMP)
Sénateurs Philippe ADNOT (non inscrit); Yann GAILLARD (UMP)
Conseil général de l'Aube 13 divers droite, 13 UMP, 2 PCF, 2 PS, 1 MODEM, 1 NC, 1 Vert président: Philippe ADNOT (divers droite)
Maires TROYES:
François BAROIN (UMP) ROMILLY-SUR-SEINE:
Eric
VUILLEMIN (UMP) LA
CHAPELLE-SAINT-LUC:
Olivier GIRARDIN (PS) SAINT-ANDRE-LES-VERGERS:
Alain BALLAND (UMP) SAINT-JULIEN-LES-VILLAS: Daniel PICARA (divers droite) BAR-SUR-AUBE: René GAUDOT (divers gauche) NOGENT-SUR-SEINE: Gérard ANCELIN (divers droite) PONT-SAINTE-MARIE: Pascal LANDREAT (MODEM) BAR-SUR-SEINE: Marcel HURILLON (divers gauche)
Sources: Le Monde, Assemblée nationale, ministère de l'Intérieur
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Fond de carte: Géoatlas Carte 2: cantons (Sources: Le Monde, conseil général de l'Aube, ministère de l'Intérieur)
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Carte 3: communes (Sources: Le Monde, Journal officiel, L'Elu d'aujourd'hui, ministère de l'Intérieur, Education nationale) |
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LIENS |
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