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Champagne-Ardenne |
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| CHRONOLOGIE
DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL
1974 Jacques SOURDILLE (UDR) 1981 Bernard STASI (UDF) 1988 Jean KALTENBACH (RPR) 1998 Jean-Claude ETIENNE (RPR) 2004 Jean-Paul BACHY (PS)
Source: Rulers.org
SOMMAIRE
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![]() Fond de carte: Géoatlas La victoire de la gauche aux élections régionales de 2004 a constitué une surprise d'autant plus grande que la droite, bien mieux implantée dans au moins trois des quatre départements, avait géré la collectivité depuis sa création. Cependant, l'intransigeance de tous les présidents de droite vis à vis du FN, depuis son émergence en 1986, et leur volonté de trouver des majorités auprès de forces d'appoint (chasseurs, socioprofessionnels, voire écologistes), afin de bénéficier de l'abstention bienveillante de la gauche, a privilégié un traitement davantage technique que politique des dossiers. D'où sans doute une certaine désaffection de la base électorale. La faiblesse de la gauche (19 sièges) a permis à la droite de gouverner dès 1986 avec une confortable majorité relative de 23 voix sur 47, sans recours aux cinq élus d'extrême-droite. Les régionales de 1992 consacrent les mêmes rapports de force, avec cependant davantage d'éclatement. Le FN ne progresse que d'un siège, mais il faut à présent compter avec les écologistes (2 GE, 2 Verts), et les chasseurs, qui placent deux élus, dont Pierre Pescarolo, le frère du coureur automobile, dans l'Aube. Autre amateur de sports mécaniques, le maire divers droite de Chaumont Cyril de Rouvre, en obtenant deux élus de son mouvement Force 4, échoue à secouer le cocotier, à l'instar d'un Jean-Louis Borloo dans le Nord - Pas-de-Calais. Les positions de la droite sont en revanche particulièrement menacées en 1998. A l'éparpillement du précédent scrutin succède une poussée de la gauche, dont les listes arrivent en tête dans les Ardennes et l'Aube. La droite paye cher ses dissidences dans les départements où elle domine (Aube, Marne, Haute-Marne). Elle ne conserve plus que 20 sièges, contre 17 à la gauche, le FN obtenant un élu de plus. A noter aussi l'élection d'un conseiller LO dans la Marne. Un mouvement qui aussi dépassé la barre des 5 % dans les Ardennes et la Haute-Marne. Le nouveau président Jean-Claude Etienne maintenant le cordon sanitaire avec le FN, la gauche ne présente pas de candidat contre lui. La progression de la gauche continue en 2004. Au premier tour, elle n'arrive cependant en tête que dans son fief ardennais. Mais, malgré les désaccords avec les Verts, elle bénéficie de bons reports au second tour. De l'autre côté de l'échiquier politique, la fusion entre les listes de Jean-Claude Etienne et de l'UDF Charles-Amédée de Courson ne convainc pas. Le FN passe de son côté de 5 à 6 sièges, mais cette progression cache l'élimination des quatre conseillers mégrétistes. Avec plus de 11 000 voix d'avance, le maire socialiste de Sedan Jean-Paul Bachy voit s'ouvrir les portes de la présidence. Depuis le basculement des Ardennes en 1973, la droite détient les quatre départements. Jusqu'à la création de l'UMP, le RPR administrait ce dernier département, la Marne restant un fief centriste, l'UDF dominant la Haute-Marne et les non-inscrits l'Aube. Depuis 2004, seule cette dernière n'a pas de président UMP.
Sources: Le Monde, Nouvelle géopolitique des régions françaises |