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Présidentielle 2007

ELECTIONS PRESIDENTIELLES

2002

1995

1988

1981

 

CONSEILS GENERAUX

CONSEILS REGIONAUX

TABLEAUX

Historique des élections municipales (tableau réalisé par Jean-Philippe Guérin, qu'il en soit ici remercié)

SECOND TOUR

 

 

Fond de carte: Géoatlas

La carte du second tour est encore plus clivée. La continuité territoriale des votes est davantage marquée. Elle permet de dégager une lecture géopolitique de la victoire de Nicolas Sarkozy, qui a confirmé le siphonnage des voix d'extrême-droite. Tous les bassins de gauche où le FN est arrivé en tête en 2002 ont été récupérés par le candidat UMP. Seule exception: le Pas-de-Calais, qui devient d'ailleurs un avant-poste isolé du vote Royal, à l'instar de l'Est parisien.

Le PS, de son côté, a davantage mordu sur les franges ouest du Massif central, s'imposant sur les derniers débris du communisme rural.

Le basculement à gauche des Pyrénées-Atlantiques et la confirmation de l'avance du PS en Bretagne confirment que les reports de voix UDF ont suivi ce clivage géographique.

 

PREMIER TOUR

 

 

Fond de carte: Géoatlas


Avec ce scrutin présidentiel de 2007, on assiste à un nouveau glissement géographique du clivage gauche-droite. La frontière entre le Nord-Est conservateur et modéré et le Sud-Ouest radical et socialiste s'est légèrement déplacée pour s'établir grosso modo entre Saint-Malo et Béziers. Le terrain gagné sur la gauche par le FN en 2002, à l'est de cette ligne, a entièrement été récupéré par Nicolas Sarkozy. La gauche, de son côté, a essaimé depuis l'Aquitaine jusque dans le fief chiraquien du Limousin et dans le Poitou, effet Ségolène oblige.

Mais les deux bascules les plus symboliques s'observent dans le Nord, où la droite a ravi la première place au PS, et en Bretagne et dans la Loire-Atlantique, où les bons résultats de Ségolène Royal parachèvent le lent glissement à gauche amorcé dans les années 1970.