Franche-Comté

(dernière mise à jour le 15 avril 2011)

CHRONOLOGIE DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL

1974 Edgar FAURE (divers droite)

1981 Jean-Pierre CHEVENEMENT (PS)

1982 Edgar FAURE (UDF)

1988 Pierre CHANTELAT (UDF)

1998 Jean-François HUMBERT (UDF)

2004 Raymond FORNI (PS)

2008 Marie-Guite DUFAY (PS)

 

Source: Rulers.org

 

 

SOMMAIRE

Doubs

Jura

Haute-Saône

Territoire-de-Belfort

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Fond de carte: Géoatlas

Lorsqu'elle fut créée en tant que région administrée par le suffrage universel, en 1986, la Franche-Comté était encore sous l'influence de ce radicalisme assez répandu, au début du XXe siècle, de la Dombes à la Bourgogne. Ici, la plupart des élus radicaux se sont ralliés au giscardisme, derrière Edgar Faure, figure de la IVe République, implanté successivement dans le Jura et le Doubs, auteur de la fameuse formule lancée à ceux qui l'accusaient d'opportunisme: "Ce n'est pas la girouette qui tourne, ce sont les vents qui changent de direction".

En 1986, les vents soufflent à droite et Edgar Faure est réélu à la tête du conseil régional avec une majorité étriquée. En 1992, la météo électorale se renforce dans cette tendance. Pierre Chantelat, qui a succédé à Edgar Faure, décédé en 1988, se retrouve à la tête d'une assemblée éclatée: 11 élus de gauche, 5 écologistes, 21 conseillers de la majorité sortante et 6 d'extrême-droite. L'état de division avancée de la gauche (deux listes socialistes dans le Jura, la candidature du mitterrandiste Jean-Noël Jeanneney contestée par les radicaux de gauche en Haute-Saône) et les rivalités entre écologistes et héritiers du PSU, notamment dans le Doubs, renforcent la droite.

Malgré la poussée de gauche, les résultats restent serrés en 1998. Droite et gauche obtiennent chacune 17 sièges, le FN en gagnant trois pour arriver à neuf élus. A la tête de la majorité sortante, le conseiller général giscardien du Doubs Jean-François Humbert parvient finalement à tirer son épingle du jeu, tout en refusant fermement l'alliance avec l'extrême-droite.

Il sera cependant balayé en 2004, à la faveur notamment du changement de mode de scrutin. A la tête des socialistes alliés aux Verts, le maire de Delle Raymond Forni arrive en tête du premier tour avec un peu moins d'un tiers des exprimés, à plus de 30 000 voix devant Jean-François Humbert. Avec 18,68 %, la liste FN de Sophie Montel peu se maintenir au second tour, ce qu'elle ne se privera pas de faire, le président sortant étant depuis six ans la bête noire de l'extrême-droite locale. Bien que les autres forces de gauche n'aient pu fusionner avec sa liste, Raymond Forni remporte largement le second tour à plus de dix points devant Jean-François Humbert. Le FN perd quatre sièges dans l'opération.

En 2010, la droite pouvait caresser quelques rêves de reconquête. Après le décès de Raymond Forni en 2008, le fauteuil présidentiel est occupé par Marie-Guite Dufay, dont la visibilité semble faible auprès des électeurs de la région. Face à elle, le gouvernement a envoyé Alain Joyandet, secrétaire d'Etat implanté à Vesoul. Les résultats du premier tour sont encourageants pour lui. Arrivé en tête avec près d'un tiers des exprimés, il distance la majorité sortante d'un peu plus de 9000 bulletins. Mais, bien qu'en baisse, le FN peut toujours se maintenir. Surtout, il y a 37 333 voix de la liste Europe-Ecologie, qui fusionne avec celle de Marie-Guite Dufay. Cette dernière est réélue avec près de dix points d'avance sur Alain Joyandet au second tour.

Au niveau des conseils généraux, la région n'a plus été monocolore entre 1976 et 2011, à partir de la victoire socialiste dans le Territoire-de-Belfort. La gauche a ensuite gagné la Haute-Saône en 1998, puis le Doubs en 2004, et enfin le Jura en 2011. Elle est donc aujourd'hui totalement teintée de rose.

 

Source: Le Monde