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AUDE (dernière mise à jour le 25 février 2010) |
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L'Aude fait figure de citadelle socialiste imprenable en Languedoc-Roussillon. En 1981, ce département donnait son meilleur score à François Mitterrand. En 1988 et 1995, le candidat socialiste à la présidentielle y arrivait en tête, de même qu'en 2002, quand trois des cinq départements de la région optaient pour Jean-Marie Le Pen. Seule la vague bleue de 1993 est parvenue à ébranler ce bastion de gauche. Dans la 2e circonscription, qui avait naguère envoyé Léon Blum à l'Assemblée, le RPR Alain Madalle réussissait l'exploit d'être le mieux élu des trois nouveaux députés de droite. A Castelnaudary, le socialiste Jacques Cambolive, élu au premier tour en 1988, devait s'incliner devant le gaulliste Daniel Arata, après avoir été distancé au premier tour dans ce fief du socialisme rural. Un enracinement insuffisant et des rivalités entre les nouveaux députés et certains élus de droite plus anciennement implantés ont privé ces succès de lendemain. La vague rose de 1997 balaya MM Larrat, Madalle et Arata, les trois nouveaux députés socialistes étant élus avec plus de 60 % des voix au second tour. Le PS a gagné son pari de présenter des hommes neufs, en la personne de Jean-Claude Perez, Jacques Bascou et Jean-Paul Dupré. Leur réélection fut relativement aisée en 2002, malgré un contexte plus défavorable à la gauche. Un résultat à mettre en parallèle avec une progression constante du FN, jusque-là plutôt faible dans l'Aude, qui a rassemblé plus de 12 % au premier tour. A noter que, lors du second tour de la présidentielle de 2002, Jacques Chirac obtient un score inférieur à sa moyenne nationale dans les trois circonscriptions. Au premier tour, Jean-Marie Le Pen était arrivé en tête dans les communes de Carcassonne et Narbonne. En 2007, le repli du FN, qui plafonne à 6 %, profite un peu à la droite, qui s'avère assez menaçante à Carcassonne et Narbonne, alors que Jean-Paul Dupré est facilement réélu dans la 3e circonscription. Dans la 1ere, Isabelle Chesa fait jeu égal avec Jean-Claude Perez, tandis que Michel Py, maire UMP de Leucate, obtient un millier de voix de plus que Jacques Bascou. Mais, au second tour, la gauche mobilise davantage les abstentionnistes, ce qui lui permet de sauver ses sortants. Avec 31 sièges sur 35, la gauche domine largement le conseil général. Les rares points d'ancrage de la droite se situent sur le littoral et dans l'ouest du département. En seize ans, elle a cédé sept sièges, principalement à Carcassonne, où elle ne détient plus aujourd'hui que le troisième canton, et dans ses fiefs de l'ouest (Belpech). Dominante, la gauche est elle-même placée sous l'hégémonie du PS. Le PCF est resté stable depuis 1992, avec 2 élus. Un coin de la forteresse socialiste a cependant été enfoncé lors de la partielle de Ginestas, en 2003. Un canton que le PS a perdu au profit du maire d'extrême-gauche de Mailhac Gérard Schivardi. Une mésaventure qui s'est répétée pour le PS à Castelnaudary-Nord, lors des cantonales de 2004. Le sortant a du céder la place au maire divers gauche de Souilhe, qui l'a emporté à la majorité absolue dans une triangulaire avec l'UMP. En 2008, le PS cède également Montréal aux radicaux de gauche. Avec seulement trois communes de plus de 3500 habitants, la droite est également isolée au niveau municipal. Elle peut se targuer cependant d'avoir détenue la préfecture, Carcassonne, entre 1983 et 2009, et d'avoir régné sur Narbonne durant trente-sept ans. A Carcassonne, le très conservateur Raymond Chésa a survécu à une triangulaire avec le PS et l'UDF en 1995. Forte de bons résultats aux élections nationales, la gauche locale pensait la victoire à sa portée en 2001. Bénéficiant d'un très bon report des voix du FN, absent en 1995, le maire sortant l'emporta cependant au second tour face au socialiste Alain Tarlier. En 2008, l'alerte fut encore plus chaude pour l'ancien député Gérard Larrat, qui succéda à Raymond Chésa en 2005. Sérieusement chahuté au premier tour, avec 42,23 % des voix face à une gauche divisée en trois listes mais totalisant plus de 44 %, il ne l'emporte que de 96 suffrages au second, cinq autres listes ayant appelé à choisir son challenger, le député socialiste Jean-Claude Perez. Invalidée, cette élection est rejouée en septembre 2009, avec cette fois la nette victoire de Jean-Claude Perez au second tour, à la tête d'un front allant du PCF au MODEM, avec le soutien de certains acteurs économiques. Davantage ouvrière que la préfecture Carcassonne, Narbonne vote également à gauche lors de la plupart des scrutins nationaux. L'absence d'étiquette politique de l'équipe de droite, au pouvoir à partir de 1971, lui a permis de se maintenir durant six mandats consécutifs. Ainsi, en 1995, Hubert Mouly remporta-t-il la triangulaire l'opposant au PS et au député Alain Madalle. Son successeur Michel Moynier obtint de meilleurs résultats en 2001, en battant dès le premier tour le député Jacques Bascou, le candidat officiel de la droite et une liste d'extrême-droite. En revanche, en 2008, il est distancé de plus de 1000 voix par ce dernier au premier tour. Jacques Bascou l'emporte assez largement au second, malgré l'absence de consigne de la liste verte de Maryse Arditi et le soutien du candidat divers droite Jean-Louis Soulié, qui aurait pu lui aliéner des voix de gauche. La droite a également perdu son fief de Castelnaudary en 1995. Le maire RPR Bernard Embry dut céder la place au député Daniel Arata, après une primaire sauvage qui laissa des traces au second tour. Le parlementaire ne parvint pas à faire le plein des voix face au socialiste Patrick Maugard. Ce dernier était confirmé au premier tour en 2001 et 2008. Un temps, les contre-performances des députés candidats aux municipales ont semblé révéler une certaine défiance des électeurs audois face aux élus cumulant les mandats. Un modèle audois "anti-cumul" qui a tendance à s'essouffler dans l'avenir, au profit de comportements électoraux plus classiques, dus entre autres à la mobilité sociale, au vu des victoires de Jacques Bascou à Narbonne en 2008 et de Jean-Claude Perez à Carcassonne en 2009. Les gains de Castelnaudary et de Quillan aux municipales de 1995, ainsi que la crise déclenchée par Jacques Blanc au sein de la droite régionale, favorisèrent largement les deux sénateurs socialistes sortants en 1998. Raymond Courrière et Roland Courteau obtinrent dès le premier tour plus de deux tiers des voix, soit respectivement 43 et 63 suffrages de plus qu'en 1989. En 2008, forte du gain de Narbonne, la gauche est également reconduite au premier tour, avec plus de trois quart des voix pour Roland Courteau et Marcel Rainaud, qui a succédé à Raymond Courrière, décédé en 2006.
Source: Le Monde
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Carte 1: circonscriptions législatives (Source: Le Monde)
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Chronologie
des députés
1 CARCASSONNE 1988 Joseph VIDAL (soc.) 1993 Gérard LARRAT (UDF) 1997 Jean-Claude PEREZ (soc.) 2 NARBONNE 1988 Régis BARAILLA (soc.) 1993 Alain MADALLE (RPR) 1997 Jacques BASCOU (soc.) 3 CASTELNAUDARY 1988 Jacques CAMBOLIVE (soc.) 1993 Daniel ARATA (RPR) 1997 Jean-Paul DUPRÉ (soc.)
Sénateurs Roland COURTEAU (soc.); Marcel RAINAUD (soc.)
Conseil général de l'Aude 26 PS, 3 UMP, 2 divers gauche, 2 PCF, 1 divers droite, 1 PRG président: Marcel RAINAUD (PS)
Maires NARBONNE: Jacques BASCOU (PS) CARCASSONNE: Jean-Claude PEREZ (PS) CASTELNAUDARY: Patrick MAUGARD (PS) LIMOUX: Jean-Paul DUPRÉ (PS) LÉZIGNAN-CORBIÈRES: Pierre TOURNIER (PS) TRÈBES: Claude BANIS (divers droite) COURSAN: Gilbert PLA (PCF) PORT-LA-NOUVELLE: Henri MARTIN (UMP) CUXAC-D'AUDE: Louis MOLVEAU (divers droite) SIGEAN: Roger COMBES (divers gauche) QUILLAN: Maurice ARAGOU (PS)
Sources: Le Monde, mairie de Carcassonne, Les Verts, ministère de l'Intérieur
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Fond de carte: Géoatlas Carte 2: cantons (Sources: Le Monde, ministère de l'Intérieur)
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Fond de carte: Géoatlas Carte 3: communes (Sources: Le Monde, Journal officiel, L'Elu d'aujourd'hui, Les Verts, ministère de l'Intérieur, Education nationale, Politiquemania) |
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