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Limousin |
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| CHRONOLOGIE
DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL
1974 André CHANDERNAGOR (PS) 1981 Louis LONGEQUEUE (PS) 1986 Robert SAVY (PS) 2004 Jean-Paul DENANOT (PS)
Source: Rulers.org
SOMMAIRE
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Fond de carte: Géoatlas Le Limousin est la seule région à être restée sans interruption aux mains du PS depuis la création du conseil régional, en 1974. Malgré de multiples tentatives, la droite chiraquienne n'a jamais réussi à essaimer totalement depuis ses bases du Sud corrézien. Sur ces marges rouges du Massif central, le Parti communiste est resté encore assez influent et surtout proche du PS pour pouvoir faire bloc face à la droite. Ainsi, les régionales de 1986 ont-elles assuré à la gauche une majorité absolue de 23 sièges sur 41. Celle-ci est perdue en 1992. Unie, la droite arrive en tête dans tous les départements, ce qui ne lui assure cependant que 18 mandats, comme en 1986. La majorité sortante, de son côté, est victime de l'éparpillement de son électorat vers la liste ADS de Marcel Rigout dans la Haute-Vienne, et, dans une moindre mesure, vers les Verts et GE. Droite et gauche souffrent de l'émergence de nouvelles forces, comme le FN dans la Haute-Vienne et les chasseurs de CPNT en Corrèze. Avec 21 voix, le député de la Haute-Vienne Robert Savy est reconduit au troisième tour, avec le soutien de toute la gauche et de GE, face au chiraquien Raymond-Max Aubert. Le scrutin de 1998 s'achève, pour la majorité sortante, sur une situation meilleure qu'en 1986. Dans les trois départements, les fronts se sont totalement renversés, puisque la gauche, qui a fait l'union, arrive en tête partout, et obtient 24 sièges sur 43. La droite, elle aussi unie, sauf dans la Haute-Vienne, voit ses effectifs passer de 18 à 14 conseillers. Malgré la disparition de GE et l'incorporation des Verts, qui sauvent leurs deux mandats, dans la gauche plurielle, l'éparpillement reste de mise. CPNT décroche à nouveau un siège en Corrèze et le FN triple ses effectifs, de un à trois sièges, dont l'un, pierre dans le jardin de Jacques Chirac, en Corrèze. A noter la présence de listes du Parti des retraités, qui gagne un siège dans la Creuse, avec 9,06 %, soulignant la particularité démographique du Limousin, souvent présenté comme une région vieillissante. Le changement de scrutin clarifie considérablement les rapports de force en 2004. S'ils sont à peu près semblables à ceux de 1998 dans les départements, la disparition des petites listes entre les deux tours les amplifie. Les Verts fusionnent avec la gauche, l'UDF fait de même avec l'UMP, mais le FN ne peut se maintenir, tout comme la liste LO-LCR, malgré un honorable 6,61 %. Ses électeurs semblent cependant se rallier à une gauche classique perçue ici comme moins suspecte qu'ailleurs de centrisme. Avec 62,02 %, la gauche obtient une majorité inédite de 31 sièges. Robert Savy peut tranquillement passer le témoin au corrézien Jean-Paul Denanot. Au niveau des départements, la région a totalement basculé à gauche en 2008, après la chute du bastion chiraquien de la Corrèze. Une situation qui s'était déjà produite entre 1982 et 1985, lorsque les communistes gouvernaient le conseil général corrézien. En revanche, la gauche a connu son creux de la vague entre 1994 et 2001, lorsque la droite détenait la Creuse.
Sources: Le Monde, Nouvelle géopolitique des régions françaises |