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Midi-Pyrénées (dernière mise à jour le 20 avril 2011) |
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| CHRONOLOGIE
DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL
1974 Alain SAVARY (PS) 1981 Alex RAYMOND (MRG) 1986 Dominique BAUDIS (UDF) 1988 Marc CENSI (UDF) 1998 Martin MALVY (PS)
Source: rulers.org
SOMMAIRE
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Fond de carte: Géoatlas Les premières élections régionales au suffrage universel en Midi-Pyrénées, en 1986, ont coïncidé avec une forte poussée de la droite, dans un contexte national défavorable au gouvernement socialiste. L'union de l'opposition est arrivée en tête dans quatre des huit départements (Aveyron, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Tarn-et-Garonne). De quoi lui assurer 45 sièges sur 87, et ainsi porter à la présidence de la région le jeune maire centriste de Toulouse, Dominique Baudis. Une avance que la poussée du FN va réduire en 1992 à 43 sièges, sur cette fois 91. Le parti d'extrême-droite réussissait à faire élire six des siens en Haute-Garonne, dans le Tarn et le Tarn-en-Garonne, contre un dans l'ancienne assemblée. De son côté, la gauche ne pouvait guère plus briller que dans l'Ariège, seul département où elle arrivait en tête. Passant de 41 à 32 sièges, elle devait subir une forte concurrence des Verts et de GE dans cinq départements (Haute-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne). Avec leur sept sièges, ils ne devaient cependant être d'aucun secours à Lionel Jospin dans sa tentative de conquête de la région. Dès lors, l'opposition régionale devait partir divisée entre socialistes et apparentés, communistes, Verts et GE pour la présidence de la région. Malgré sa majorité relative, le maire UDF de Rodez Marc Censi, qui avait succédé à Dominique Baudis, se passa d'élection au troisième tour, en reçevant dès le premier le soutien des 3 élus CPNT, en échange d'une vice-présidence. Une même majorité relative que va obtenir la gauche en 1998. Elle arrive en tête partout, sauf en Aveyron, dans le Gers et le Tarn-et-Garonne. Des départements insuffisamment peuplés pour empêcher le basculement. Le PS et ses alliés disposent de 41 sièges, contre 38 pour la majorité sortante. Continuant sa percée, en Haute-Garonne, dans les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne, le FN progresse de deux sièges. Les chasseurs en perdent un, et les trotskistes de la LCR ont deux élus en Haute-Garonne. Refusant toute alliance avec un FN qu'il a toujours tenu à distance, Marc Censi doit céder la présidence au maire socialiste de Figeac Martin Malvy. Le changement de mode de scrutin, en 2004, va cette fois dégager une majorité claire pour l'équipe sortante. Face à une droite éclatée entre l'UMP et l'UDF alliée aux environnementalistes de Cap 21, la gauche arrive en tête dans tous les départements, dépassant les 40 % au premier tour. Le second tour s'avère humiliant pour l'opposition régionale. Malgré la fusion des listes, elle n'atteint même pas un tiers des suffrages. La faute en partie au FN. Fort d'une nouvelle percée, il frôle les 12 % au premier tour. Un score qu'il dépasse au second, en gagnant près de 8000 voix. Il retrouve ses huit sièges. De son côté, la gauche, qui a refusé toute alliance avec la liste alternative (8,07 %), bondit de plus de 16 points et 200 000 voix. Avec 62 sièges, Martin Malvy dispose d'une confortable marge de manoeuvre. L'élimination du FN dès le premier tour, en 2010, n'empêchera pas une nouvelle victoire écrasante de Martin Malvy. Au premier tour, sa liste dépasse les 40 %, presque le double du score de celle de la députée-maire UMP de Montauban Brigitte Barèges. Celle-ci est devancée partout, y compris dans sa ville et dans l'Aveyron, le dernier département de droite de la région. Au second tour, la liste Malvy fusionne avec Europe-Ecologie, obtenant plus des deux tiers des suffrages exprimés et 67 sièges. La gauche est également dominante au niveau des départements. Seul l'Aveyron, un peu excentré et cultivant une sociologie électorale plus proche de celle rencontrée dans le Massif central, fait exception en restant attaché à la droite catholique. Celle-ci conserve d'ailleurs pas mal de bastions, le long de la fameuse écharpe bleue allant du pays d'Olt à l'Armagnac. Le seul petit passage à vide de la gauche, ces vingt dernières années, s'est d'ailleurs produit lors de la présidence RPR du conseil général du Gers, de 1992 à 1998.
Sources: Le Monde, Nouvelle géopolitique des régions françaises |