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Basse-Normandie (dernière mise à jour le 21 avril 2011) |
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| CHRONOLOGIE
DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL
1974 Léon JOZEAU-MORIGNE (RI) 1978 Paul GERMAN (divers droite) 1982 Léon JOZEAU-MORIGNE (UDF) 1983 Michel D'ORNANO (UDF) 1986 René GARREC (UDF) 2004 Philippe DURON (PS) 2008 Laurent BEAUVAIS (PS)
Sources: Rulers.org, Le Monde
SOMMAIRE |
Fond de carte: Géoatlas Région des notables sans étiquette et de l'électorat modéré, la Basse-Normandie est solidement ancrée à droite. Elle n'est cependant pas à l'abri des changements sociologiques, dus à la mobilité sociale et à l'étalement urbain, sur fond de déclin des campagnes et des bassins industriels. Un contexte favorable aux basculements, comme celui de 2004. Les bons résultats de la droite, lors de la première désignation des conseillers régionaux au suffrage universel, lui permettent de gouverner avec 26 sièges sur 45. Le contexte très défavorable à la gauche, en 1992, aiguise les luttes fratricides au sein de la majorité régionale, notamment dans l'Orne, où s'affrontent le maire RPR du Mêle-sur-Sarthe Daniel Goulet et du maire UDF d'Athis-de-l'Orne Maurice Duron, soutenu par le président RPR du conseil général Hubert d'Andigné. Résultat: la droite perd un siège. Les divisions sont aussi fortes dans la Manche mais la majorité y retrouve ses 9 mandats. Dans le Calvados, si la candidature du président sortant de l'assemblée René Garrec souffre de peu de contestation, la majorité recule d'un siège. Le grand gagnant du scrutin est le FN, qui passe de un siège, occupé par le vétéran du mouvement dans la Manche, Fernand Le Rachinel, à cinq, obtenus dans les trois départements. Les écologistes réalisent aussi une bonne opération, en passant d'un à huit élus, mais sont divisés entre quatre sensibilités. La gauche n'en profite nullement, s'affaissant de 17 à 10 sièges. Avec 24 sièges sur 47, René Garrec peut tranquillement envisager un second mandat. Malgré la perte de la majorité absolue en 1998, René Garrec est remis en selle, après sa défaite aux législatives de 1997. La gauche a perdu une occasion de progresser notablement en sombrant dans les dissensions dans le Calvados, où la liste de la députée PS Laurence Dumont n'obtient pas le score escompté. La droite, de son côté, malgré un certain tassement, a réussi à éviter l'éparpillement de 1992. Les écologistes sont laminés, seul Didier Anger, figure de la lutte anti-nucléaire, est élu dans la Manche. Quant au FN, il gratte un siège supplémentaire, et les chasseurs de CPNT font leur apparition dans la Manche et l'Orne. Avec 17 sièges, la gauche retrouve son niveau de 1986, ce qui est insuffisant face aux 22 voix de droite, plus les deux chasseurs, sur lesquels René Garrec peut compter. Le passage au scrutin à deux tours et la dynamique d'union à gauche font basculer le conseil régional en 2004. Au premier tour, René Garrec rassemble un peut plus du quart des voix, suivi par l'ancien député PS Philippe Duron. Avec ses 13,99 %, Fernand Le Rachinel peut se maintenir au second tour. Philippe Duron fusionne avec la liste radicale-verte d'Alain Tourret, ce que René Garrec refuse à la liste UDF de Philippe Auger. Face à la coalition PS-PCF-Verts-PRG-MRC, gênée par la présence du FN au second tour, la liste UMP est battue de près de 40 000 voix. La gauche a viré en tête dans le Calvados et la Manche, les campagnes de l'Orne restant fidèles à la majorité sortante. En 2010, c'est le déclin du FN et la présence du MODEM qui font une nouvelle fois chuter la droite face à Laurent Beauvais, qui a succédé en 2008 à Philippe Duron. Après une campagne modeste à laquelle ne fut peut-être pas indifférent le caractère modéré de l'électorat bas-normand, le président arrive en tête au premier tour avec près d'un tiers des exprimés. Menée par Jean-François Le Grand, la liste UMP n'atteint même pas les 30 %. La faute en partie au MODEM, qui parvient à attirer 8,90 % des exprimés dans cette région de tradition centriste. Le FN, de son côté, arrive sixième avec 8,70 %. Au second tour, Jean-François Le Grand ne parvient pas à rattraper son retard sur Laurent Beauvais, qui le bat très nettement (57,15 %). Cette fois-ci, même l'Orne a voté à gauche. La droite reste hégémonique dans les trois départements, même si la gauche a pas mal progressé dans le plus urbanisé, le Calvados. Celui-ci a d'ailleurs été géré vingt ans durant par Anne d'Ornano, veuve du ministre giscardien, avant de se donner le centriste Jean-Léonce Dupont comme président. Davantage ruraux, la Manche et l'Orne ont chacune un président UMP, soutenu par un fort contingent d'élus sans étiquette.
Source: Le Monde |