Pays-de-la-Loire

(dernière mise à jour le 27 avril 2011)

CHRONOLOGIE DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL

1974 Olivier GUICHARD (UDR)

1998 François FILLON (RPR)

2002 Jean-Luc HAROUSSEAU (UMP)

2004 Jacques AUXIETTE (PS)

 

Source: rulers.org

 

SOMMAIRE

Loire-Atlantique

Maine-et-Loire

Mayenne

Sarthe

Vendée

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Fond de carte: Géoatlas

Solidement ancrés à droite, tout au moins jusqu'en 2004, les Pays-de-la-Loire ont cependant longtemps été dominés, dans leur conseil régional, par une sensibilité pourtant rarement majoritaire à l'échelon local: le gaullisme. C'est que l'un de ses barons historiques, l'ancien ministre Olivier Guichard, a réussi à réunir autour de son nom chrétiens-démocrates, giscardiens, modérés, et radicaux valoisiens.

Lors des régionales de 1986, le maire RPR de La Baule peut ainsi s'appuyer sur une majorité de 51 sièges sur 93. En 1992, même si l'Union pour la France arrive en tête dans tous les départements, elle est cependant en retrait par rapport à 1986, scrutin qui l'avait vue obtenir au moins 45 % partout. Elle ne progresse qu'en Vendée, où le vice-président UDF de la Région, Philippe Mestre, dépasse de peu la majorité absolue. La relative poussée du FN, qui passe de trois à huit sièges dans cette région où il reste peu puissant, ainsi que l'émergence du phénomène écologiste (13 élus contre deux en 1986), et des chasseurs de CPNT (un siège en Loire-Atlantique), expliquent en grande partie ce phénomène. La gauche n'en profite nullement, puisqu'elle dégringole de 37 à 23 sièges. Résultat: la droite progresse de cinq sièges, malgré ce léger tassement.

En 1998, la majorité régionale est conduite par le gaulliste social  François Fillon, qui réussit à contenir la vague rose, en obtenant une majorité absolue de 50 mandats. La gauche, il est vrai, part de très loin sur ces terres très peu favorables. Dans les départements où ils sont partis en ordre dispersés, le RPR et l'UDF sont talonnés par la gauche plurielle (Maine-et-Loire, Mayenne), voire-même carrément dépassés en Loire-Atlantique. La gauche a réussi à canaliser les Verts en leur offrant des places éligibles, ce qui leur permet de limiter les dégâts avec cinq sièges. Le FN fléchit à sept élus. A noter le siège obtenu par LO dans la Sarthe. L'opposition reprend des couleurs avec 32 sièges. Les chasseurs réalisent une bonne affaire en triplant leur représentation, grâce à leurs bons scores en Loire-Atlantique et en Vendée.

Nommé au gouvernement en 2002, François Fillon est remplacé par Jean-Luc Harousseau, qui reste relativement peu connu au niveau régional. Même si M. Fillon se représente aux régionales de 2004, ce déficit de notoriété a peut-être contribué à affaiblir la majorité sortante.

Même si elle part en ordre dispersé, entre la liste UMP de François Fillon et l'UDF de Jean Arthuis, la droite frôle les 45 % au premier tour, tandis que la gauche unie derrière le maire socialiste de La Roche-sur-Yon, Jacques Auxiette, dépasse à peine les 37 %. Avec moins de 10 %, le FN ne peut se maintenir au second tour, ce qui laisse a priori le champ libre à la liste fusionnée UMP-UDF. Jacques Auxiette, de son côté, ne peut compter que sur le report de la liste LO-LCR, qui a obtenu 6,07 %.

Le second tour détrompe pourtant la plupart des prévisionnistes. Avec 52,35 % et près de 70 000 suffrages d'avance sur François Fillon, Jacques Auxiette est propulsé dans le fauteuil présidentiel. Les reports semblent défier toute logique. Si l'extrême-gauche n'a pas fait défaut à la gauche, une partie des UDF, et même des électeurs du FN et du MNR ont préféré sanctionner la majorité sortante. Celle-ci a peut-être été victime de l'effet-levier de la dynamique créée à gauche au premier tour des cantonales en Loire-Atlantique, le département le plus peuplé. Autre secteur industrialisé, la Sarthe a également basculé à gauche, ce qui est un échec personnel pour François Fillon. En Maine-et-Loire, la gauche talonne de 111 voix la droite, qui arrive également en tête en Mayenne et en Vendée. Mais cela reste insuffisant pour faire la différence au niveau régional.

Loin de s'arrêter, ce basculement s'accentue en 2010. La droite, qui a misé toute son énergie sur le jeune président du conseil général du Maine-et-Loire, Christophe Béchu, épaulé par le sarkozyste Franck Louvrier, est cette fois distancée dès le premier tour, dans un contexte de forte abstention (près de 140 000 votants de moins qu'en 2004). Il n'obtient que 32,78 % contre 34,36 % pour Jacques Auxiette. Avec des écologistes à 13,64 % et une liste FG-NPA à 5 %, ce dernier a peu de soucis à se faire. Au second tour, il distance largement Christophe Béchu avec 56,39 % des exprimés. Depuis le second tour de 2004, la droite a perdu 150 000 voix et la gauche moitié moins. Surtout, elle est distancée cette fois dans tous les départements, y compris la très conservatrice Vendée, où Jacques Auxiette l'emporte de 1330 bulletins.

Au niveau des conseils généraux, la droite a totalement dominé la région de 1979 à 2004. Elle détient quatre départements sur cinq depuis le basculement à gauche de la Loire-Atlantique en 2004. L'UMP ne préside que le Maine-et-Loire et la Sarthe, la Mayenne étant aux mains des centristes et la Vendée entre celles des anciens villiéristes.

 

Source: Le Monde