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AIN |
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ancré à droite, l'Ain n'a envoyé qu'un seul député de gauche à
l'assemblée depuis 1988: André Godin, en 1997. Une élection qui a
suivi sa victoire aux municipales de 1995 à Bourg-en-Bresse. De même,
en 2002, a-t-il été battu par Jean-Michel Bertrand, qui lui avait ravi
cette mairie l'année précédente. Dans cette 1ere circonscription,
l'importance de la gauche semble liée à l'influence de la préfecture
sur les cantons environnants, très partagés entre droite et gauche. En
2007, Xavier Breton réussit sans encombre la succession de Jean-Michel
Bertrand.
Tenue par Michel Voisin depuis 1988, la 4e circonscription a semblé un temps plus ouverte. En 1988, Michel Voisin avait été nettement devancé au premier tour par le socialiste Noël Ravassard. Il l'avait emporté au second tour grâce au bons reports de voix du FN et d'un dissident de droite. Si l'affaiblissement de la gauche laissa seul M. Voisin face au FN au second tour en 1993, il gagna facilement contre le PS en 1997 et 2002, et se paya le luxe d'une réélection au premier tour en 2007. Michel Voisin a su travailler son implantation dans cette circonscription très composite, formée de la périphérie lyonnaise, des Dombes et de la Bresse, dominée au sud par la gauche et de tradition modérée au nord. La 3e circonscription a été longtemps dominée par la personnalité de Charles Millon, élu au premier tour et avec une remarquable stabilité en 1988 (22 825 voix) et 1993 (22 949 voix). Mais la forte érosion de son électorat le conduisit cependant à un ballottage qu'il remporta contre le Vert Éric Gilbert en 1997. Son successeur Etienne Blanc parvint lui aussi à s'imposer au second tour en 2002 et en 2007. Quant à la 2e circonscription, elle a vécu entre 1988 et 2007 sous le règne sans partage de Lucien Guichon, victorieux de deux duels (1988 et 1993) contre un FN très présent dans le bassin ouvrier d'Oyonnax et dans la vallée du Rhône, d'une triangulaire avec le PS et le FN en 1997 et d'un duel avec le PS en 2002. Débarrassé du FN, son successeur, le président du conseil général Charles de La Verpillière, est même élu au premier tour en 2007. Depuis 1998, la droite a cédé beaucoup de terrain au conseil général, jusqu'à en perdre le contrôle en 2008. La progression de la gauche, passée de 9 sièges en 1994 à 23 en 2008, a surtout été le fait d'élus sans étiquette bien implantés localement. Seuls six conseillers généraux de la majorité sont encartés, dont cinq au PS, le sixième étant PRG, dans ce département de vieille tradition radicale. Les points de force de la gauche se trouvent surtout dans le centre du département et les zones urbanisées, où sa progression est récente. En ne se représentant pas en 2001, Gilles Piralla a laissé dans son canton d'Ambérieu une droite affaiblie et divisée (trois candidats), et par conséquent un second tour opposant un divers gauche et un Vert. De même, Guy Larmanjat (PS) a-t-il créé la surprise en 2002, lors de la partielle de Bellegarde qui suivit le décès de Gérard Armand. Mis à part Bourg-en-Bresse, dont les trois cantons sont à gauche, le fief de la majorité départementale reste la banlieue lyonnaise, dont elle détient trois des quatre cantons (Miribel, Montluel et Trévoux). Elle a également progressé en Bresse en 2004, notamment à Bâgé-le-Châtel, où Michel Voisin ne se représentait pas. En 2008, la gauche contrôle un large couloir au sud, allant de Saint-Triviers-sur-Moignans à Champagne-en-Valromey. La droite tient bon dans ses fiefs du Pays de Gex, du bassin d'Oyonnax et de la vallée du Rhône. Au niveau municipal, la domination de la droite a également été remise en question en 2008. Elle a pourtant été renforcée en 2001 par le gain de Bourg-en-Bresse et Gex, qui, d'ailleurs, ont été parmi les rares communes importantes à ne pas placer Jean-Marie Le Pen en tête au premier tour de la présidentielle de 2002. En menant une campagne axée sur l'insécurité, Jean-Michel Bertrand (UMP) est sorti vainqueur d'une triangulaire avec le PS et le MNR, battant le maire sortant André Godin, qui avait ravi la préfecture à la droite en 1995. Mais son décès, quelques jours avant le premier tour des municipales de 2008, plonge la droite dans le désarroi. Elle est sévèrement battue au premier tour par le socialiste Jean-François Débat. En 2001, la droite avait par ailleurs renforcé ses positions à Bellegarde. En 1995, Gérard Armand, obtenant le même nombre de voix que le maire PS sortant Claude Tournier, avait été élu au bénéfice de l'âge. Il a été réélu au premier tour en 2001, de même que Gilles Piralla à Ambérieu. En 2008, si la droite est reconduite au premier tour à Bellegarde, le retrait de Gilles Piralla à Ambérieu laisse une situation confuse, entre deux listes divers droite, une liste socialiste et des radicaux alliés au MODEM. C'est la socialiste Josyane Esposito qui remporte cette quadrangulaire au second tour. Quant à la grande ville ouvrière du nord du département, Oyonnax, elle vécut en 2001 un passage de témoin entre l'inamovible Lucien Guichon et Jacques Gobet, au terme d'une triangulaire avec le PCF et le MNR. En 2008, c'est le divers droite Michel Perraud qui l'emporte largement face au PS au second tour. Comme lors des cantonales, la lutte fut serrée en 2001 à Belley mais se termina par la victoire de Jean-Claude Travers, ancien adjoint de Charles Millon. Les socialistes parvinrent cependant à s'y imposer en 2008. La tentative de retour de Charles Millon, lors des sénatoriales de 2008, se solde par un échec de la droite sortante. Pourtant, la création d'un troisième siège devait amortir la vague rose annoncée, après la victoire du PS aux cantonales et municipales précédentes. Désigné par une primaire interne à l'UMP avant le scrutin, Charles Millon arrive troisième au premier tour, derrière le président PS du conseil général Rachel Mazuir et la candidate UMP Sylvie Goy-Chavent. Celle-ci est élue au second tour, de même que M. Mazuir, tandis que le très contesté ancien président du conseil régional est une nouvelle fois distancé, cette fois-ci par un autre UMP, Henri Guillermin. Ce qui permet au maire divers gauche de Miribel, Jacques Berthou, d'emporter ce siège.
Sources: Le Monde, ministère de l'Intérieur |
Carte 1: circonscriptions législatives (source: Le Monde) |
Chronologie
des députés
1 BOURG-EN-BRESSE 1988 Jacques BOYON (RPR) 1997 André GODIN (soc.) 2002 Jean-Michel BERTRAND (UMP) 2007 Xavier BRETON (UMP) 2 OYONNAX 1988 Lucien GUICHON (RPR) 2007 Charles DE LA VERPILLIERE (UMP) 3 FERNEY-VOLTAIRE 1988 Charles MILLON (UDF) 1995 Gérard ARMAND (RPR) 1997 Charles MILLON (DL) 2002 Etienne BLANC (UMP) 4 TRÉVOUX 1988 Michel VOISIN (Un. du C.)
Sénateurs Jacques BERTOU (app. soc.); Sylvie GOY-CHAVENT (UMP); Rachel MAZUIR (soc.)
Conseil général de l'Ain 17 divers gauche, 15 UMP, 5 divers droite, 5 PS, 1 PRG président: Rachel MAZUIR (PS)
Maires BOURG-EN-BRESSE: Jean-François DEBAT (PS) OYONNAX: Michel PERRAUD (divers droite) AMBERIEU-EN-BUGEY: Josyane ESPOSITO (PS) BELLEGARDE-SUR-VALSERINE: Régis PETIT (UMP) MIRIBEL: Jacques BERTHOU (divers gauche) BELLEY: Jean-Marc FOGNINI (PS) GEX: Gérard PAOLI (divers droite) FERNEY-VOLTAIRE: François MEYLAN (Les Verts) MEXIMIEUX: Christian BUSSY (divers droite) MONTLUEL: Jacky BERNARD (PS) TRÉVOUX: Michel RAYMOND (PS) SAINT-GENIS-POUILLY: Hubert BERTRAND (PRG) DIVONNE-LES-BAINS: Etienne BLANC (UMP) LAGNIEU: André MOINGEON (UMP) PÉRONNAS: Christian CHANEL (divers droite) JASSANS-RIOTTIER: Jacqueline FOURNET (UMP) VIRIAT: Bernard PERRET (divers droite) SAINT-DENIS-LES-BOURG: Jacques NALLET (divers gauche) PREVESSIN-MOËNS: Jean-Pierre LAURENSON (divers gauche) VILLARS-LES-DOMBES: Gabriel HUMBERT (divers gauche) CHÂTILLON-SUR-CHALARONNE: Yves CLAYETTE (UMP) THOIRY: Gérald DENTINGER (divers droite) SAINT-MAURICE-DE-BEYNOST: Pierre GOUBET (divers gauche) NANTUA: Jean-Pierre CARMINATI (divers droite) DAGNEUX: Bernard SIMPLEX (divers droite) REYRIEUX: Charles BERTHAUD (divers gauche) HAUTEVILLE-LOMPNES: Bernard MACLET (PS) MONTREAL-LA-CLUSE: Gilles MOROSI (divers droite) ARBENT: Liliane MAISSIAT (UMP) BEYNOST: Michel NICOD (divers droite)
Sources: Le Monde, Le Dauphiné Libéré, ministère de l'Intérieur, fédération socialiste de l'Ain |
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Fond de carte: Géoatlas Carte 2: cantons (sources: Le Monde, ministère de l'Intérieur, Wikipedia, conseil général de l'Ain) |
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Carte 3: communes (sources: Le Monde, Journal officiel, Le Dauphiné Libéré, ministère de l'Intérieur, Parti radical de gauche, fédération socialiste de l'Ain) |
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