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Rhône-Alpes |
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| CHRONOLOGIE
DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL
1974 Paul RIBEYRE (RI) 1980 Michel DURAFOUR (UDF) 1981 Charles BERAUDIER (UDF) 1988 Charles MILLON (UDF) 1999 Anne-Marie COMPARINI (UDF) 2004 Jean-Jack QUEYRANNE (PS)
Source: rulers.org
SOMMAIRE
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![]() Si la domination de la droite a marqué les scrutins de 1986 et 1992, les résultats de 1998 se sont révélés plus nuancés. Avec respectivement 60 sièges, gauche et droite parlementaires faisaient face à 35 élus d'extrême-droite, un chasseur et un savoisien. Cette situation a mis à mal l'équilibre qui prévalait jusqu'ici. Avec 76 sièges sur 151 en 1986, Charles Béraudier puis Charles Millon disposaient d'une très courte majorité absolue. En 1992, la droite reculait à 65 élus. Une perte de terrain qui ne devait pas profiter à la gauche, celle-ci passant de 61 à 41 mandats. Les grands gagnants étaient le FN (29 sièges contre 14 en 1986) et surtout les écologistes (21 sièges contre 1), les chasseurs de CPNT faisant leur entrée au conseil régional avec le Haut-Savoyard Jean-Louis Prévond. Charles Millon, refusant toute alliance avec le FN, réélu au troisième tour à la majorité relative, parvint par la suite à faire passer de nombreux dossiers avec les voix écologistes, ces derniers refusant cependant de siéger dans l'exécutif. La configuration de 1998 allait faire exploser ce système, le ralliement des Verts à la gauche et la disparition de GE privant le président de ses alliances tactiques. Se retrouvant face au ministre socialiste des DOM-TOM Jean-Jack Queyranne, ne pouvant compter que sur le soutien du chasseur ardéchois Alain Roure, la gauche ayant débauché l'élu haut-savoyard de la Ligue savoisienne, Patrice Abeille, Charles Millon franchit alors le Rubicon en passant un accord avec le FN Bruno Gollnisch. Cette élection provoque un véritable séisme à l'échelle nationale, Charles Millon étant classé jusque-là parmi les hommes politiques de droite intransigeants avec l'extrême-droite. Il fonde d'ailleurs, dans la foulée, son propre mouvement, la Droite libérale chrétienne (DLC). Cependant, sa position devient assez vite intenable. Victime de la dissidence mégrétiste, le FN se divise dès la fin 1998. Certains élus de droite, emmenés par les radicaux Thierry Cornillet et Fabienne Lévy, organisent la fronde. En janvier 1999, invalidé, Charles Millon doit remettre son mandat en jeu. Commence alors un véritable marathon électoral, qui aboutit à l'élection de l'UDF Anne-Marie Comparini, soutenue par la gauche plurielle, qui rafle la majorité des présidences de commission. Lors des élections de 2004, le changement de scrutin eut le mérite de clarifier la donne. Les difficiles discussions entre l'UMP et l'UDF pour la répartition des sièges laissèrent quelques traces. Au soir du premier tour, Anne-Marie Comparini arriva à plus de 20 000 voix derrière Jean-Jack Queyranne. Bruno Gollnisch, avec 18,21 %, confirma l'enracinement du FN dans la région. Au second tour, Mme Comparini fut victime du maintien de l'extrême-droite et de la dynamique créée par la fusion des listes PS-PCF-PRG et Verte. La droite n'arriva en tête qu'en Haute-Savoie. Quant au FN, il a perdu 34 000 voix et se retrouva, avec 18 sièges, à un niveau à peine supérieur à celui de 1986. La droite, qui domine traditionnellement la région, possède ses principaux points d'appui dans le nord, principalement dans les Alpes savoyardes, autour de Lyon et du Beaujolais, et dans de nombreux bassins ouvriers de la Loire, en particulier depuis le reflux communiste. La région n'aura été totalement de droite qu'entre 1992 et 1998, entre la prise du bastion socialiste et radical de la Drôme et la perte de l'Ardèche. Alors que les conseils généraux de la Loire, du Rhône, de Savoie et de Haute-Savoie ont des majorités solides, le sud, composé de l'Ardèche, de la Drôme et de l'Isère présentent une situation politique plus instable. Perdue par la gauche en 1992, la Drôme aura vu cependant sa majorité de droite s'effriter en 1998 et 2001, pour se retrouver numériquement au même niveau que la gauche, tout en gardant le contrôle du département au bénéfice de l'âge. La vague rose de 2004 acheva de balayer la droite. La poussée rose dans des cantons traditionnellement de droite provoqua le basculement de l'Ardèche en 1998. Décrédibilisée par l'incarcération d'Alain Carignon, la droite iséroise, très affaiblie en 1998, a perdu le conseil général en 2001. Les élections cantonales de 2008 ont marqué un nouveau recul de la droite, avec le passage au PS du vieux fief radical de l'Ain. La droite ne contrôle plus que quatre départements sur quatre, dont seuls deux ont un un président UMP: la Loire et la Savoie. Source: Le Monde |