RHÔNE

Les clivages sont particulièrement marqués par la géographie dans le département du Rhône. Pour résumer, la gauche est globalement quasiment absente à l'ouest d'une ligne Rillieux-la-Pape - Givors. Mais cette géographie est de plus en plus mouvante, la gauche se réimplantant peu à peu dans le centre de Lyon alors que la droite essaime en zone péri-urbaine.

Malgré le passage de Lyon à gauche aux municipales de 2001, les quatre premières circonscriptions, qui recouvrent la ville, sont restées à droite lors des législatives de 2002, contrairement à ce qui s'est passé à Paris. Les luttes y furent cependant âpres, en particulier dans la 1ere et la 2e.

La crise provoquée par Charles Millon au conseil régional a laissé plus de traces à Lyon qu'ailleurs dans la région. Dans la 1ere circonscription, Bernadette Isaac-Sibille paya cher en 2002 son ralliement à l'ancien président de la Région. Avec 12,10 %, elle arrive quatrième au premier tour, le siège revenant au second tour à Anne-Marie Comparini, tombeuse de M. Millon au conseil régional en 1999. En 2007, c'est au tour d'Anne-Marie Comparini de tomber. Ralliée à François Bayrou, elle est éliminée au premier tour. La victoire de l'UMP Michel Havard venge tout une frange de la droite qui n'a pas digéré l'affront de 1999.

La 2e circonscription fut marquée par la dissidence de Michel Noir, au début des années 90, avant de retrouver la stabilité lors des élections de 1997. Ayant démissionné du RPR, le maire de Lyon remit son siège en jeu en 1991, se retrouvant finalement seul face au FN, le candidat officiel de la droite finissant en quatrième position. En 1993, il dut affronter le conseiller régional RPR Alain Mérieux, qu'il battit nettement au second tour, mais démissionna peu avant le scrutin de 1997. Son successeur Henry Chabert eut également fort à faire avec le député sortant de la 6e circonscription, le pasquaïen Marc Fraysse, qu'il distança de moins de 500 voix avant d'avoir raison du maire (Vert) du 1er arrondissement Gilles Buna. A noter que la 3e circonscription vécut le même scénario entre 1991 et 1993, Jean-Michel Dubernard rejoignant finalement les rangs du RPR peu de temps après sa réélection de 1993 face à l'UDF André Soulier. 

Les destins de ces deux secteurs se rejoignent en 2007, dans le basculement à gauche. Emmanuel Hamelin, le successeur d'Henry Chabert, comme Jean-Michel Dubernard, eurent du mal à rallier l'électorat du MODEM, particulièrement dans la 3e, où l'ancien ministre Azouz Begag appela implicitement à faire battre le sortant. Un revirement politique qui peut aussi s'expliquer par les changements sociologiques dans le centre-ville de Lyon ("bo-boïsation").

Quant à la 4e circonscription, elle reconduisit régulièrement l'ancien Premier ministre Raymond Barre entre 1978 et 2002. Son dauphin, Christian Philip, subit cependant un ballottage, gêné par un candidat millonniste au premier tour. En 2007, il laisse la place à l'ancien ministre Dominique Perben.

Les circonscriptions où la gauche possède de forts points d'ancrage se trouvent dans la banlieue lyonnaise (6e, 7e, 11e, 13e, 14e). En 1993, Martine David, suppléante du ministre Jean Poperen, fut la seule socialiste à survivre à la vague bleue. La perte de Meyzieu par la gauche aux municipales de 2001 n'a pas remis en cause la domination du PS sur la 13e circonscription. Mais, comme à Lyon, le basculement se produit cinq ans plus tard. Victime de l'usure du pouvoir, et du lent glissement à droite des zones péri-urbaines de l'Est lyonnais, Martine David est très nettement battue par l'UMP Philippe Meunier. Le PS dut aussi céder dès 1993 la 14e au maire communiste de Vénissieux, André Gérin, plus en mesure de battre la droite.

Si à Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, la gauche a su résister à la vague bleue de 2002, contrairement à celle de 1993, à Givors Gabriel Montcharmont dut s'incliner devant l'UMP Georges Fenech, à l'issue d'une campagne marquée par le thème de l'insécurité. Là aussi les changements sociologiques de la grande banlieue semblent jouer à plein.

A noter le cas particulier de la 8e circonscription. Rurale, à cheval sur les monts du Lyonnais et le sud du Beaujolais, elle subit un fort mouvement de balancier au milieu des années 90. L'élection au Sénat en 1995 de Michel Mercier, suppléant d'Alain Mayoud, décédé l'année précédente, provoqua une partielle qui aboutit à l'élection du maire socialiste d'Amplepuis, Maurice Depaix, dans un contexte défavorable au gouvernement de droite. En 1997, il dut cependant s'incliner devant le maire RPR de Tarare Robert Lamy, faisant ainsi de cette circonscription l'une des rares à basculer de gauche à droite lors de ce scrutin.

Au conseil général, les équilibres sont restés assez stables ces quatorze dernières années, la droite détenant entre 30 et 40 cantons sur 55. La gauche, à l'exception de Saint-Laurent-de-Chamousset, se concentre dans le sud-est du département. Seuls le canton urbain de Décines-Charpieu oscille de gauche à droite, et celui, plus rural, de Saint-Symphorien-d'Ozon, reste fidèle à la droite. A Lyon, cette dernière a perdu la majorité en 2004, ne détenant plus que cinq cantons sur treize. A noter que sur les 31 sièges de la majorité départementale, dix sont représentés par des centristes, dans la continuité de la tradition modérée du Lyonnais, le MODEM étant davantage présent en zone rurale. 

A gauche, l'effectif des conseillers généraux communistes est lui aussi très stable, à trois sièges: les deux cantons de Vénissieux et celui de Givors, dans le couloir de la chimie. Le seul conseiller vert, Gilles Buna, représente Lyon II.

Malgré de bons scores aux élections régionales, le FN n'a jamais pu se faire élire jusqu'ici. En 1994, il n'était présent au second tour qu'à Villefranche-sur-Saône et dans les deux cantons de Vénissieux, et a été nettement battu, respectivement par la droite et le PCF. En 1998, il se retrouvait en duel au second tour à Lyon VII, Saint-Priest, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne-Centre et Villeurbanne-Nord, toujours sans succès, et provoquait des triangulaires à Lyon IX, Givors, Lyon XII, Meyzieu, Rillieux-la-Pape, Saint-Fons et Villeurbanne-Sud, favorisant la gauche dans les six derniers de ces sept cantons. Le scrutin de 2001 marqua un retour à la configuration de 1994, à l'exception de Villefranche, qui revint au duel droite-gauche.

A Lyon, l'éternel affrontement entre modérés et conservateurs a fini par coûter cher à la droite. En 1989, Michel Noir, franc-tireur du RPR, détrônait au premier tour le centriste Francisque Collomb. Extrêmement contesté jusqu'au sein de son parti, qu'il quitta quelques mois après cette élection, déclaré inéligible, il ne put se représenter en 1995. L'ancien Premier ministre Raymond Barre figura alors comme le seul recours de la droite, face à une gauche de plus en plus menaçante et une extrême-droite en pleine expansion. Malgré la liste dissidente d'Henry Chabert, Raymond Barre arriva nettement en tête au premier tour, distançant le socialiste Gérard Collomb de 4000 voix et Henry Chabert de 5000 voix. Avec 15,20 %, le FN Bruno Gollnisch accédait au second tour. Fort de la fusion de ses listes avec celles de M. Chabert, Raymond Barre s'imposa au second tour, mais ne parvint pas à faire le plein des suffrages. Avec deux élus l'extrême-droite fit son entrée au conseil municipal.

La victoire de M. Barre cachait cependant une percée de la gauche, qui enleva les 1er, 8e et 9e arrondissements. Ne désirant pas se représenter, Raymond Barre envisageait de passer le flambeau à Charles Millon. L'alliance du président du conseil régional avec le FN en 1998 l'obligea à réviser ce plan. Candidat officiel de la droite, le président UDF du conseil général Michel Mercier affronta en 2001 la gauche, unie derrière Gérard Collomb, et les listes de Charles Millon, bien décidé à prendre la ville.

Le soir du premier tour fut un véritable choc pour la majorité sortante. Réunissant près du tiers des suffrages, Gérard Collomb distança largement Michel Mercier. Avec moins de 25 % des voix, celui-ci était talonné par Charles Millon. Pour la première fois depuis de nombreuses décennies, la droite était minoritaire à Lyon. Fragilisé, Michel Mercier jeta l'éponge, laissant les électeurs de droite choisir entre M. Millon et le député RPR Jean-Michel Dubernard. Rebuté par le conservatisme de l'ancien président du conseil régional et séduit par le positionnement au centre-gauche de M. Collomb, une bonne partie de l'électorat de M. Mercier, qui avait en majorité voté pour Raymond Barre en 1995, se reporta sur les listes de gauche. Avec 48,56 %, Gérard Collomb obtint 42 élus, et trois arrondissements de plus (4e, 5e et 7e), tandis que la droite, bien que pesant 50,29 %, sombrait dans ses divisions. Miné par la dissidence mégrétiste et concurrencé par la DLC de Charles Millon, le FN était éliminé au passage.

Avec Dominique Perben, ancien Garde des Sceaux, originaire de Lyon mais parachuté depuis Chalon lors des législatives précédentes, la droite caressait en 2008 de sérieux espoirs de reconquête. D'autant plus que le MODEM, derrière Azouz Begag, s'il avait réussi à la faire chuter dans deux circonscriptions, ne semblait pas représenter une menace sérieuse. C'était en fait sans compter l'électorat modéré. Si celui-ci boudait les amis de François Bayrou, c'était pour mieux supporter Gérard Collomb. Malgré la disparition de l'épouvantail Millon, Dominique Perben ne put se départir d'une étiquette trop conservatrice, incarnée par une campagne jugée trop terne.

Le résultat ne se fit pas attendre. Au soir du premier tour, les listes Collomb provoquèrent un raz-de-marée comparable au phénomène Noir en 1989. Avec 53,07 %, Gérard Collomb obtient presque deux fois plus de suffrages que Dominique Perben. Au passage, la gauche se renforce sur le terrain, en enlevant le 3e arrondissement. Le second tour ne devait plus être pour elle qu'une formalité.

Avec à peine plus de 6 %, le MODEM ne grappilla que deux sièges dans les 3e et 5e arrondissements. Avec un élu dans le 8e, le FN n'est plus que l'ombre de lui-même. Plus surprenants restent les résultats de l'extrême-gauche, qui décroche deux mandats, dans les 1er et 3e arrondissements.

Le séisme lyonnais des municipales de 2001 eut peu de répliques. La gauche socialiste et communiste tint bon dans ses citadelles de Villeurbanne et de Vénissieux. L'autre surprise de ce scrutin vint de Meyzieu. Longtemps détenue par le socialiste orthodoxe Jean Poperen, la ville-centre de la seule circonscription socialiste ayant résisté à la vague bleue de 1993 bascula à droite. Le maire sortant, Michel Tribet, n'obtint que 42,72 %, face à deux listes de droite. Au second tour, il ne put rattraper son retard, malgré un gain de 800 voix.

L'élection sénatoriale de 1995 se caractérisa par un léger repli de la droite. La liste emmenée par Michel Mercier a souffert de la concurrence de celles du sénateur UDF sortant Pierre Vallon, de l'UDF Muguette Dini et du RPR Jean-Louis Bellaton. Avec 1123 voix, Michel Mercier succède à Francisque Collomb tandis que René Trégouet, Serge Mathieu et Emmanuel Hamel sont réélus. Décédé en 2003, ce dernier sera remplacé par l'UDF Jacques Moulinier. La liste PS retrouve ses deux sièges. Franck Sérusclat, auquel a succédé Gérard Collomb après son décès, est reconduit, et Gilbert Chabroux succède à Roland Bernard. La division de la droite permet l'élection du communiste Guy Fischer.

 

Sources: Le Monde


Fond de carte: Géoatlas

Carte 1: circonscriptions législatives

(source: Le Monde)

Chronologie des députés

1 LYON I, V, VI, XIII

1988 Bernadette ISAAC-SIBILLE (Un. du Centre)

2002 Anne-Marie COMPARINI (UDF)

2007 Michel HAVARD (UMP)

2 LYON I, II, III, IV, V

1988 Michel NOIR (RPR)

1997 Henry CHABERT (RPR)

2002 Emmanuel HAMELIN (UMP)

2007 Pierre-Alain MUET (soc., rad. et cit.)

 3 LYON IX, X, XII, XIII

1988 Jean-Michel DUBERNARD (RPR)

2007 Jean-Louis TOURAINE (soc., rad. et cit.)

4 LYON VII, VIII, XI, XII

1988 Raymond BARRE (Un. du Centre)

2002 Christian PHILIP (UMP)

2007 Dominique PERBEN (UMP)

5 CALUIRE-ET-CUIRE

1988 Jean RIGAUD (Un. du Centre)

2002 Philippe COCHET (UMP)

6 VILLEURBANNE

1988 Charles HERNU (soc.)

1990 Jean-Paul BRET (soc.)

1993 Marc FRAYSSE (RPR)

1997 Jean-Paul BRET (soc.)

2002 Nathalie GAUTIER (soc.)

2006 Lilian ZANCHI (soc.)

2007 Pascale CROZON (soc., rad. et cit.)

7 VAULX-EN-VELIN

1988 Jean-Jack QUEYRANNE (soc.)

1993 Jean-Pierre CALVEL (UDF)

1997 Jacky DARNE (soc.)

2002 Jean-Jack QUEYRANNE (soc.)

8 L'ARBRESLE

1988 Alain MAYOUD (UDF)

1994 Michel MERCIER (UDF)

1995 Maurice DEPAIX (soc.)

1997 Robert LAMY (RPR)

2007 Patrice VERCHERE (UMP)

9 VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE

1988 Francisque PERRUT (UDF)

1997 Bernard PERRUT (DL)

10 SAINT-GENIS-LAVAL

1988 Jean BESSON (RPR)

2004 Christophe GUILLOTEAU (UMP)

11 GIVORS

1988 Gabriel MONTCHARMONT (soc.)

1993 Jean-Claude BAHU (RPR)

1997 Gabriel MONTCHARMONT (soc.)

2002 Georges FENECH (UMP)

2008 Raymond DURAND (app. UMP)

12 OULLINS

1988 Michel TERROT (RPR)

13 MEYZIEU, SAINT-PRIEST

1988 Martine DAVID (soc.)

2007 Philippe MEUNIER (UMP)

14 VÉNISSIEUX

1988 Marie-Josèphe SUBLET (soc.)

1993 André GERIN (com.)

 

Sénateurs

François-Noël BUFFET (UMP); Gérard COLLOMB (soc.); Christiane DEMONTES (soc.); Muguette DINI (Un. centriste); Guy FISCHER (com., rép. et cit.); Elisabeth LAMURE (UMP); Michel MERCIER (Un. centriste)

 

Conseil général du Rhône

19 PS, 16 UMP, 7 MODEM, 5 divers droite, 3 NC, 3 PCF, 1 PRG, 1 Vert

président: Michel MERCIER (divers droite)

 

Maires

LYON: Gérard COLLOMB (PS)

-1er arrondissement: Nathalie PERRIN (PS)

-2e arrondissement: Denis BROLIQUIER (divers droite)

-3e arrondissement: Thierry PHILIP (PS)

-4e arrondissement: Dominique BOLLIET (PS)

-5e arrondissement: Alexandrine PESSON (PS)

-6e arrondissement: Laurence BALAS (UMP)

-7e arrondissement: Jean-Pierre FLACONNECHE (PS)

-8e arrondissement: Jean-Louis TOURAINE (PS)

-9e arrondissement: Sylvie GUILLAUME (PS)

VILLEURBANNE: Jean-Paul BRET (PS)

VÉNISSIEUX: André GERIN (PCF)

CALUIRE-ET-CUIRE: Philippe COCHET (UMP)

SAINT-PRIEST: Martine DAVID (PS)

VAULX-EN-VELIN: Maurice CHARRIER (divers gauche)

BRON: Annie GUILLEMOT (PS)

VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE: Bernard PERRUT (UMP)

RILLIEUX-LA-PAPE: Renaud GAUQUELIN (PS)

MEYZIEU: Michel FORISSIER (UMP)

OULLINS: François-Noël BUFFET (UMP)

DÉCINES-CHARPIEU: Pierre CREDOZ (PS)

SAINTE-FOY-LÈS-LYON: Michel CHAPAS (UMP)

SAINT-GENIS-LAVAL: Roland CRIMIER (MODEM)

GIVORS: Martial PASSI (PCF)

ÉCULLY: Yves-Marie UHLRICH (divers droite)

TASSIN-LA-DEMI-LUNE: Jean-Claude DESSEIGNE (UMP)

SAINT-FONS: Christiane DEMONTES (PS)

FRANCHEVILLE: René LAMBERT (PS)

BRIGNAIS: Paul MINSSIEUX (MODEM)

GENAS: Daniel VALERO (divers droite)

TARARE: Thomas CHADOEUF (PS)

MIONS Paul SERRES (PS)

PIERRE-BÉNITE: Mireille ELMALAN (PCF)

CORBAS: Thierry BUTIN (PS)

CHASSIEU: Alain DARLAY (PS)

FEYZIN: Yves BLEIN (PS)

IRIGNY: Jean-Luc DA PASSANO (UMP)

GLEIZÉ: Élisabeth LAMURE (UMP)

CRAPONNE: Alain GALLIANO (divers droite)

GRIGNY: René BALME (divers gauche)

CHAPONOST: Pierre MENARD (divers gauche)

DARDILLY: Michèle VULLIEN (divers droite)

NEUVILLE-SUR-SAÔNE: Jean-Claude OLLIVIER (UMP)

LA MULATIERE: Guy BARRET (UMP)

FONTAINES-SUR-SAÔNE: Patrick BOUJUT (divers droite)

SAINT-DIDIER-AU-MONT-D'OR: Denis BOUSSON (divers droite)

BELLEVILLE: Bernard FIALAIRE (MODEM)

L'ARBRESLE: Pierre-Jean ZANNETTACCI (PS)

SAINT-BONNET-DE-MURE: Jean-Pierre JOURDAIN (divers droite)

SAINT-CYR-AU-MONT-D'OR: Marc GRIVEL (divers droite)

JONAGE: Lucien BARGE (UMP)

SAINT-SYMPHORIEN-D'OZON: Raymond BEAL (divers droite)

CHAMPAGNE-AU-MONT-D'OR: Gaston LYONNET (UMP)

AMPLEPUIS: Didier FOURNEL (MODEM)

ANSE: Daniel POMERET (UMP)

SAINT-GENIS-LES-OLLIERES: Marie-Françoise ROGER-DALBERT (divers droite)

LENTILLY: Jacques VIAL (divers gauche)

MORNANT: Yves DUTEL (divers droite)

GENAY: Arthur ROCHE (divers droite)

TERNAY: Jean-Jacques BRUN (divers droite)

BRINDAS: Christian AGARRAT (UMP)

CHARBONNIÈRES-LES-BAINS: Maurice FLEURY (divers droite)

SATHONAY-CAMP: Pierre ABADIE (divers droite)

VAUGNERAY: Daniel JULLIEN (divers droite)

LIMAS: Michel THIEN (UMP)

GREZIEU-LA-VARENNE: Bernard ROMIER (divers droite)

SAINT-PIERRE-DE-CHANDIEU: Raphaël IBANEZ (NC)

VERNAISON: Georgette PALLEJA (UMP)

COMMUNAY: Laurent VERDONE (divers gauche)

CHARLY: Claude VIAL (NC)

SAINT-GEORGES-DE-RENEINS: Patrick BAGHDASSARIAN (divers droite)

 

Sources: Le Monde, ministère de l'Intérieur

Fond de carte: Géoatlas

Carte 2: cantons

(sources: Le Monde, ministère de l'Intérieur)


Fond de carte: Géoatlas

Carte 3: communes

(sources: Le Monde, Journal officiel, ministère de l'Intérieur, Parti radical de gauche)

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